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  • : Le blog des Lions de Menilmontant
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Les Matchs

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Palmarès:

Championnat Ligue Ile de France FOOT LOISIR LUNDI SOIR
   : 6ème
Coupe: Elimination au 1er tour


Passeurs 

11 Nodé
6 Bruno
5 Jo
4 Manu, Julien
3 Binh, Marcelin
2 Costa, Romain, Thomas
1 Gino, Philippe, Filipe, Charles, Benoît, Yann, Denis

Buteurs 

13 Manu
12 Nodé
6 Thomas
5 Marcelin, Romain
4 Costa
3 Benoît, Julien, Jo
2 Denis, Bruno
1 Guillaume L., Yann, Filipe

Présence

JOUEUR Nombre de présence
Salim 0
Jérôme de Nomazy 0
Ludiovic 0
Nils 0
Fabrice CONRAD 0
Charles (Neauphle) 1
Binh 6
Yann 7
Guillaume Léglise 7
Denis 8
Julien 10
Djino 10
Philippe Dos Santos 13
Pascal 15
Costa 15
Benoît 18
Jo 18
Charles Coran 19
Manu 20
Marcellin 20
Philippe Duport 21
Thomas 24
Romain 24
Bruno 25
Gwen 26
Nodé 26



1) Un Lion plein d’appétit

Crosnes- Lions de Ménilmontant 4-2
 

Buts: Costa ( pen.) et Romain

La savane n'a qu'à bien se tenir, les lions ont les crocs affûtés. Le  premier déplacement à Crosnes, où les fauves ont rugi par deux fois, Denis et Nodé se chargeant de conclure de belles actions collectives, a annoncé la couleur malgré un score anecdotique de 2-4, qui est à porter à l'entière responsabilité du gardien de secours prêté pour l'occasion (qui n'a, pour une fois, pas fait le larron). 

Les relations mafieuses de Romano ont compensé le manque d'initiative du Président au cours du mercato et ont fourni aux Lions des recrues qui n'ont pas attendu pour se montrer précieuses au milieu du terrain. Le Lion 2005-2006 a du ballon, de l'expérience et le jeu collectif lêché mis en place par Nadir au cours de l'exercice précédent continue de s'affirmer. Le match de lundi soir a confirmé cette impression prometteuse. 

Pendant les 45 minutes qu'a duré la partie (les joueurs sont désormais prié d'arriver à l'heure sous peine d'amende), le collectif léonin a étouffé son adversaire et produit un jeu déjà spectaculaire. La solidité défensive reste une valeur sûre, Romain, Gwen, Philippe et l'une des recrues du jour faisant parler expérience, rigueur et sérénité et ce malgré l'absence de leur compère Charles qui paye d'une douloureuse tendinite ses trop nombreuses sorties chez Maurice. Au milieu, Costa jouait les distributeurs pendant que Guillaume et Binh couvraient des kilomètres de terrain et harcelaient un adversaire à l'asphyxie. Comme à Crosnes, il aura manqué un peu de complicité et d'automatismes devant, entre Thomas, Denis et Nodé pour que l'addition soit plus salée. 

Les occasions furent néanmoins nombreuses, souvent construites sur les ailes, signe de l'épanouissement indéniable du jeu des Lions cette année. 
0-1  Sur une belle combinaison au milieu, Binh la flêche s'échappait à droite, prenait de vitesse deux adversaires contraignant l'un deux à le faucher en pleine surface. Costa transformait alors le pénalty d'un sec plat du pied. Par deux fois auparavant, le danger était venu de la gauche, sur des débordements de Nodé dont le premier centre n'avait pas trouvé preneur. Sur le second, le caviar offert à Costa au point de pénalty fit passer un grand frisson dans le dos de la défense adverse. 

Malgré la domination des Lions, les adversaires se procuraient quelques occasions, grâce à la rapidité de leurs attaquants mais le talent du futur ex-gardien, reconverti pour l'occasion, se chargea de les écoeurer peu à peu. Notons également l'arrivée, enfin, du Président sur le terrain, qui a eu -semble-t-il- l'effet de galvaniser ses troupes malgré le départ prématuré de Denis sur blessure. 

0-2 Les Lions se mettaient définitivement à l'abri sur une montée rageuse de Romain sur le flanc droit, au départ et l'arrivée de l'action, qui faisait passer l'ivresse du but avant l'esprit de famille en oubliant son beau-frère au second poteau, pour conclure d'une frappe sèche du droit dans l'angle fermé. Le match se terminait prématurément et par quelques leçons de morales malvenues de la part du responsable de l'équipe adverse quant à notre professionnalisme mais l'essentiel était fait, sur le terrain si ce n'est sur le papier. Il reste néanmoins au Président à étoffer l'effectif, à dénicher un gardien de vocation si Nils continue de faire semblant de travailler le soir, et à imposer à ses troupes d'arriver, en tout cas pour onze d'entre eux, à l'heure. Les supporters attendait de lui plus que des promesses, ils restent pour l'instant sur leur faim. 

Il ne doit en fait qu'à l'arrivée des deux recrues d'exception que sont Guillaume et Binh de ne pas encore avoir été renversé par le CA. La presse parle déjà de siège éjectable. L'homme a néanmoins subtilement assuré ses arrières en faisant profiter quelques cadres de l'équipe du luxe de la voiture présidentielle et -mais ce n'est qu'un soupçon, l'auteur de ses lignes n'ayant pas pu poursuivre la soirée- en les gratifiant généreusement de nombreuses tournées chez Maurice. Gageons que, le Lion aimant se désaltérer à l'excès, l'ami Benoît ait gagné ainsi, de manière toute méridionale, un précieux répit. Et ce n'est pas le match de jeudi qui pourrait le mettre en danger, à moins d'une énorme contre-performance contre le ministère de la justice, sanctionné d'un 12-2 l'année dernière. 

Il faudra cependant se méfier de l'esprit de revanche de joueurs désormais entraînés par un mystérieux stratège russe, dont les physiques entraînements devraient apporter à Thomas le coup de rein qui en fera peut-être le goleador que les Lions attendent...

2) De la vertu du coaching russe

Ministère de la Justice- Lions de Ménilmontant 0-3

0-1 Romain
0-2 Thomas passe de Binh
0-3 Thomas passe de Romain

"A un certain niveau, il n'y a plus de petites équipes" : cette maxime de
Guy Roux pourrait servir d'excuse aux Lions pour expliquer qu'ils aient
marqué quatre fois moins de buts aux fonctionnaires de la justice que lors
de l'exercice précédent. 

De fait, le coaching slave tant vanté par Thomas semble avoir produit son effet : la justice n'a pas explosé...et Thomas marque des buts. 

Les Lions ont néanmoins réalisé un match solide, subtil mélange de rigueur italienne et de samba brésilienne qui confirme que tous les espoirs sont aujourd'hui permis.

L'entame de match fut, à la surprise générale, tout à fait équilibrée et les fauves peinaient à se mettre en position de marquer tandis que ces messieurs de la justice commençaient secrètement à croire l'exploit possible. 

Peu à peu cependant, la patte des Lions s'allongeait, les griffes commençait à poindre et l'emprise sur le jeu devenait totale, l'adversaire se contentant de tout miser sur une éventuelle contre-attaque. Comme à l'accoutumée, un certain manque de réalisme devant retardait la première estocade et la justice pliait sans rompre. C'était d'abord une jolie déviation du talon de Nodé qui lançait Guillaume sur l'aile gauche. Celui-ci repiquait au centre et centrait en retrait pour celui-là qui écrasait malheureusement son tir et entamait là une longue série de pétards mouillés. 

Pendant que Costa continuait de jouer les Zidane au milieu du terrain, le danger se construisait à nouveau sur l'aile, droite cette fois-ci, avec un déboulé de Binh, un nouveau centre en retrait au premier poteau, à nouveau Nodé à la réception, et une nouvelle cagade à la clé. Sur une belle combinaison au milieu entre Guillaume, Costa et Nodé, ce dernier ouvrait de volée
par-dessus la défense pour un Thomas lancé à pleine vitesse mais qui marchait malheureusement sur le ballon. 

0-1 La délivrance venait finalement sur coup pied arrêté : le corner de Nodé trouvait une tête contrée une première fois, reprise par Guillaume, repoussée une fois encore mais ce diable de Romain, omniprésent ce jour-là, surgissait pour propulser le cuir au fond des filets et devenir provisoirement le meilleur buteur des bleus. Peu après les Lions faillirent corser la note après une magnifique percée de Philippe, qui récupérait un ballon au milieu, redoublait avec Bruno et s'enfonçait dans la surface. 

Mais la Providence refusa d'offrir à Philippe la consécration qu'il mérite pourtant amplement et plaça un cruel poteau sur la  route de sa gloire. 

0-2 Ce fut finalement par une vile félonie, prévisible il est vrai, que la squadra leona se mit définitivement à l'abri : Thomas, transfuge de l'été et qui, comme prénom d'apôtre aurait en l'occurrence plutôt mérité celui de Judas, venait crucifier son ancien gardien d'une frappe placée en pleine surface, après une nouvelle et belle percée de Binh sur l'aile droite.

A la mi-temps, Gwen décidait d'enhardir encore ses troupes pour un dispositif en 3-4-3 et replaçait des attaquants pas toujours judicieusement  placés. Costa chambrait Nodé sur ses errances et Thomas commençait à savourer le retour au vestiaire après son but. 

La deuxième période ressembla à la première, avec toujours une forte emprise des Lions sur le jeu et une solidité défensive à toute épreuve malgré la défense à trois. Toujours impérial, Gwen dirigeait la manoeuvre et tuait la plupart des tentatives adverses de s'approcher des buts. Et les sur rares abouties, c'était le gardien, pas Nils, l'emprunt du jour, qui sortait le grand jeu. Au milieu, Bruno se retrouvait comme un poisson dans l'eau, enchaînait reccupérations défensives précieuses et belles ouvertures tandis que l'activité de Costa, Binh et Guillaume poursuivait, avec élégance, son quadrillage du terrain. 

Il y eut encore quelques banderilles lors d'une belle frappe de Bruno aux vingt mètres, une très laide de Nodé mais concluant une jolie construction collective, un dédoublement Binh - Nodé sur l'aile droite qui s'achevait par une charge - trop? - musclée du roc russe adverse sur le vieux 10 aux jambes lourdes qui se retrouvait les 4 fers en l'air dans la surface, sans qu'aucun des ses partenaires ne crie au pénalty, à son grand dam intérieur. 

0-3 La fin de match permettait aux deux héros de la première mi-temps de rejouer une version de  "je t'aime, moi non plus" : après un une-deux d'école à l'entrée de la surface entre les beaufs Rossi-Nodé, Romain plongeait dans la surface, préférait tirer croisé  plutôt que centrer sur Thomas qui, plus vif que l'éclair reprenait néanmoins la balle du pied droit avant qu'elle n'entre
dans les buts (version des supporters de Romain) ou qu'elle ne file en sortie de buts (celle des fans de Thomas).
En tout état de cause, Thomas rejoignait Romain en tête du classement des buteurs, donnait une allure accomplie à la prestation des Lions et confirmait les augures du dernier édito quant aux effets du coach russe sur son efficacité. 

Mais il lui faudra confirmer contre des équipes nettement plus expérimentées et moins tendres
physiquement que nos amis de la justice...c'est tout le mal qu'on lui souhaite.

Le match prenait fin quelques minutes après, un peu écourté par un fonctionnaire municipal peu zélé et pressé de s'en retourner chez lui,  manifestement peu passionné par le spectacle pourtant plaisant qui se déroulait sous ses yeux.  Il ne faut cependant pas perdre espoir de bientôt jouer un match de 90 minutes, et ce dès lundi si onze joueurs au moins parviennent à arriver à l'heure dans notre antre de la porte de Montreuil. 

Un match à domicile pour confirmer que nos ambitions du jour ne sont pas, loin de là, irraisonnées.

3) Un Lion sans liant

Lions de Ménilmontant - X ( Nodé?) 3-5

1-0 But de Benoît passe de Binh
2-2 But de Julien passe de Jo
3-2 But de Thomas

Retour sur terre pour des fauves qui s'étaient, ses derniers temps, pris pour les rois de la jungle et ont oublié, l'espace d'un soir presque tropical, que le football n'est pas toujours qu'un jeu où l'on prend du plaisir. Face à un adversaire plus coriace que les précédents, à l'esprit plus fourbe et contestataire mais sans véritable intention de nuire, la belle osmose collective a fondu comme neige au soleil, orpheline de la combativité et de la rigueur indispensables dans ce genre de rencontre. Il faut dire que l'avant match avait annoncé une soirée un peu étrange, avec 13 Lions à l'heure (miracle!)  mais étonnement désoeuvrés par une frasque de  leur Président qui, avide de justifier sa titularisation au poste d'avant centre, avait placé une magnifique frappe directement sur le périphérique et privé ses congénères de l'unique ballon disponible (on demande des moyens supplémentaires, M.le Président). 

L'entame de match confirmait cette relative léthargie collective avec des joueurs rarement bien placés, souvent dépassés par un adversaire plus agressif sur le cuir et sur l'homme. 

1-0 Malgré tout, le Lion est devenu réaliste et ouvrait le score contre le cours du jeu après un beau débordement de Binh sur l'aile droite, un centre au cordeau et une magnifique tête piquée au premier poteau de Mister Président, qui cette fois ne partait pas longer le périph pour retrouver le ballon. 

Ce n'était malheureusement qu'un but cache-misère et l'avantage qu'il avait conféré aux Lions ne survécut que quelques minutes, le temps que le milieu de terrain prenne l'eau plusieurs fois et que l'adverse assassine par deux fois notre pauvre coach, reconverti gardien de but pour la première mi-temps. 

2-2 Les Lions finirent cependant celle-ci aussi bien qu'il l'avait commencé en égalisant sur un contre rondement mené. Une reprise de volée magistrale de Julien vint clôturer un beau centre de Johann venu du flanc droit et redonner espoir aux Lions avant la pause tandis que les esprits commençaient à s'échauffer et que Guillaume, comme son rugueux vis à vis, récoltait un carton jaune après une tendre altercation.. 


    A la pause, Marcelin prouvait une nouvelle fois qu'à l'instar de son coach et contrairement aux autres Lions, il avait le sens du sacrifice : malgré une bonne première mi-temps à son actif sur le flanc gauche de la défense, il venait spontanément suppléer Gwen dans le rôle ingrat du portier de service. Il faudra à l'avenir que chacun prenne aussi ses responsabilités dans ce domaine si d'aventure la direction se révélait incapable de recruter un gardien de vocation. Mais revenons au jeu. Pendant les dix premières minutes de la seconde mi-temps, on crut soudainement avoir  retrouvé les Lions indomptables : ils jouaient vite et simple, même si l'adversaire conservait la maîtrise du ballon, et se procuraient quelques occasions qui eurent mérité meilleur sort. Nodé avait la balle du 3 - 2 entre les pieds mais une pulsion narcissique lui faisait préférer le beau geste à l'efficacité et son petit ballon piqué était repoussé par le poteau. 

3-2 Romain après une percée dont il a le secret, marchait sur la balle à l'entrée de la surface, Julien tentait une frappe difficile de l'extérieur du droit mais ce fut finalement Thomas qui trouvait l'ouverture sur un ballon travaillé en finesse à l'entrée de la surface, qui partait mourir dans le petit filet opposé. Celui que la Justice surnomme "l'Artiste" renforçait ainsi des stats qui lui sont chères et permettait aux Bleus d'y croire à nouveau. 

Mais il était écrit que le jeu des Lions ce soir là ne méritait pas de récompense : vingt minutes plus tard ils avaient encaissé deux nouveaux buts  puis Benoît était sanctionné d'un penalty après un tacle que votre chroniqueur aurait jugé parfaitement licite. M.le Président échappait au carton rouge mais le penalty était transformé, portant le score à 5 - 3 pour l'adversaire. 

Les Lions finirent alors le match dans un simulacre de hourra football où Romain avait lâchement abandonné ses compères de l'arrière-garde pour porter le danger devant, où les milieux défensifs, Bruno excepté, étaient de moins en moins concernés par la défense, où Philippe se prenait pour Thuram sur l'aile, où Nodé continuait d'errer comme une âme en peine à la recherche d'un ballon perdu, où les attaquants n'étaient jamais en pointe mais où l'on tentait, illusoirement, de parvenir dans la surface adverse en trois touche de balles sans aucune construction collective . 

Rien n'y fit et après un dernier débordement rageur de Romain, ne trouvant plus la force de centrer, il fallut bien se rendre à l'évidence et reconnaître la défaite inéluctable. Voire méritée tant les vertus fondamentales avaient été délaissées. Les vieux briscards décidèrent alors de se rembourser du plaisir évanoui sur le pré par quelques chaudes gorgées chez Maumau, où l'absence de Charles, comme sur le terrain, se fit sentir...en tout cas pour la serveuse qui sembla, de Benoît, moins sensible aux "charmes" - à moins que le terme "attributs" ne soit plus à propos.

4) Le Lion et le Rat

Sysseca-Lions de Ménilmontant 0-4

O-1 But de Romain
0-2 But de Julien passe de Costa
0-3 But de Julien passe de Nodé
0-4 But de Nodé

Il n'aura pas fallu bien longtemps pour que les Lions remettent les pendules
à l'heure et éteignent les doutes nés de la désillusion de la semaine passée. Voilà qu'une cinglante victoire à l'extérieur les relance dans la course au titre et ce en dépit d'une pelouse digne d'une savane en fin de saison sêche et d'un arbitrage plus que fantaisiste en deuxième mi-temps.
   
Si le match commençait sur un faux rythme, les Lions abordait confiants la rencontre, forts d'un banc bien garni et d'un véritable gardien, généreusement prêté par la Justice. 
Le premier quart d'heure ne révélait pourtant rien de bien encourageant tant les offensives manquaient de mordant  et de spontanéité malgré Benoît qui gratifiait le stade de quelques passements de jambe...et d'une belle transformation digne de Michalak.
    

Mais le retour de Costa au milieu donnait de l'air et plus de consistance au jeu et le portier des Lions n'était que rarement inquiété, si ce n'est sur un coup franc concédé par Johan à l'entrée de la surface, sur lequel on crut au pire pour le jeune attaquant bleu, obligé de quitter
provisoirement le terrain. 

Le coup franc fut brillamment arrêté et cette occasion manquée eu le mérite de secouer un peu les fauves qui s'ébrouèrent davantage.

1-0 Comme souvent dans ce genre de situation  la rencontre fut débridée sur coup de pied arrêté, par le truchement d'un grand défenseur. Sur un corner bien travaillé de Julien, Bruno, au point de pénalty, plaçait une tête fracassante, malheureusement repoussée par la barre transversale. Mais ce diable de Romain était à la retombée du ballon et, après un crochet rageur du droit, fusillait le gardien du pied gauche pour l'ouverture du score. 

Celui-ci  restait ensuite inchangé jusqu'à la pause mais on sentait le jeu collectif des Lions monter progressivement en puissance.  Romain, Philippe et Marcelin, sous la baguette de Gwen, étaient impériaux derrière, jaillissaient opportunément, remontaient l'équipe et devant eux, Bruno rappelait étrangement le Vieira de la grande époque, par sa présence et sa justesse. 

La deuxième période débutait sur un rythme effréné, avec le retour de Guillaume heureux de
quitter sa tunique d'arbitre et qui se distinguait sur un coup franc excentré qui eût mérité meilleur sort. 

Les offensives léonines asphyxiaient sans cesse davantage un adversaire à la dérive, qui eût été sévèrement déculotté sans les interventions scandaleuses de l'arbitre maison. On ne dénombrera pas les hors-jeu imaginaires sifflés au moindre appel des défenseurs centraux adverses, même lorsque Guillaume se faisait une passe pour lui-même ou que Julien partait de derrière l'obscur homme en noir, lui-même loin de ses "partenaires". 

On retiendra également une coupable lâcheté, lorsque après avoir mystifié son vis à vis le long de la ligne de touche puis de corner, Nodé, armant l'imparable centre retrait, s'écroulait
dans la surface. La faute était indiscutable mais le plongeon "à l'italienne", spécialité maison, n'acheva pas de convaincre l'arbitre de faire preuve d'un peu de probité.

Bien mal acquis ne profite jamais, les Lions moralistes donnèrent vie à ce vieil adage en plantant malgré l'adversité arbitrale deux nouvelles estocades. 

2-0 La première fut l'aboutissement d'une merveille de jeu collectif où Benoît, passé latéral droit, récupérait un ballon en défense et transmettait à Costa qui trouvait Nodé démarqué sur ses trente mètres, lequel glissait la balle à Julien dans le rond central, qui ouvrait instantanément pour Costa qui s'échappait sur l'aile droite, débordait puis centrait dans la profondeur pour le pied droit de Julien au seize mètres cinquante, qui trompait le gardien adverse d'un tir croisé. Un jeu en une ou deux touches de balle pour remonter tout le terrain en quelques secondes, sans dribble incongru, sans courses folles, bref, du grand art. 

3-0 Les deux buteurs du jour se distinguèrent quelques minutes plus tard lorsque, sur une
ouverture de Nodé dans l'axe profond, et sans que, miraculeusement, l'arbitre n'use de son sifflet intempestif, ils se trouvèrent tous deux à convoiter le cuir filant vers la surface. 
L'un était plus avancé, l'autre allait plus vite : à qui allait la priorité? Chacun se l'accorda
manifestement puisque ni Julien, ni Romain ne voulurent laisser l'autre réaliser le doublé et transformèrent ainsi la magnifique occasion en un piteux cafouillage dans la surface
. Julien, leste et présent sur le front de l'attaque, déterminé à prouver à Thomas que le poste de n°9 serait l'objet  d'une rude concurrence, rejoua un numéro d'artiste un brin égocentrique
quelques instants plus tard. 

4-0 Bien lancé en profondeur par Marcelin, il se présentait seul face au gardien, avec Thomas à sa gauche et Nodé à sa droite. Effrayant trio de félins affamés fondant sur une proie lâchement
abandonnée par ses congénères. Sur ce coup là, Julien comptait bien saigner l'ennemi lui-même et faire la nique à Romain, resté en défense cette fois, mais c'était sans compter sur un bel arrêt réflexe du gardien de la Sysseca qui se détendait et repoussait le ballon. Nodé, sur le point de tancer vertement son camarade, surgissait finalement pour s'offrir, d'un beau et sec plaaat du pied, une petite douceur, récompense du sang perdu sur le terrain et pied de nez à l'arbitre tant abhorré. Et Julien d'éviter de justesse l'ire de son aîné, de celles qui poussèrent Arnaud à ne pas rempiler cette année.

Plus rien ne sera marqué par la suite, au grand dam de Thomas qui voit fondre son avance au classement des buteurs, mais la messe était dite, et de belle manière. Mais le Lion n'en avait pas fini avec le Rat. 

Les prestations du vestiaire furent aussi chiches envers les bleus que les décisions arbitrales et ils durent se contenter, dans une belle file indienne - ou queues leu-leu! - d'un pommeau de douche pour quinze.  Plus grand chose ne pouvait cependant ternir le sentiment du devoir accompli. L'ami Charles, en manque de terrain, faisait même une apparition tardive et continuait de pester contre sa persistante tendinite. I

l faut néanmoins craindre que la junk food qu'il s'enfila ensuite en compagnie de quelques Lions que nous ne dénoncerons pas à la direction, n'est pas de nature à hâter son rétablissement définitif. Rétablissement que certains attendent pourtant avec impatience, imaginant peut-être que le retour du  "Rock" les dispensera définitivement d'effectuer quelques piges en défense!

5) Le Lion rit jaune

Viets de Paris-Lions de Ménilmontant 1-0

C'est par le plus court des écarts que les Lions se sont inclinés hier soir, leur compteur vierge en but et des regrets pleins les chaussettes. Ce n'est en effet pas le moindre des paradoxes d'affirmer que cette défaite fut peut-être le match le plus accompli de la bande à Gwen depuis le début de la saison. 

Ce que le coach soulignait d'ailleurs dès le retour aux  vestiaires malgré les réserves de certains et rappelant que l'esprit des Lions n'est pas la victoire à tout prix mais le beau jeu et la dépense collective.
    
Face à un adversaire bien connu - et apprécié - des anciens, invaincu cette année, les Lions ont malheureusement payé cash leurs petites carences actuelles : le Président n'a toujours pas déniché un gardien titulaire et l'attaque, fortement chamboulée cette année, manque encore d'automatisme et d'expérience. 

Et pourtant, on a longtemps cru que le onze de Ménilmontant parviendrait à revenir au score voire à l'emporter tant il est parvenu, au fil du match, à dominer les débats.

La rencontre débutait sous un ciel plus clément que la météo ne l'avait laissé craindre mais la relative douceur semblait plonger les Lions dans une molle indolence. Le viet jouait, lui, avec les qualités qu'on lui connait, vivacité, rapidité, solidarité collective, et il fallut toute l'expérience
de Gwen, l'enthousiasme de Philippe, moins impressionné par les petits gabarits orientaux que par les colosses du Tremblay,  la puissance de Romain et la rigueur de Marcelin pour empêcher les flêches adverses de percer la la défense. Mais le Lion souffrait, plus qu'à l'accoutumée. Costa et Bruno s'échinaient alors à réclamer à leurs partenaires de jouer plus simple et de
bousculer l'ennemi, mais rien n'y faisait et le portier adverse passait un début de match tranquille. 

Pire, les Lions encaissaient un but sur coup franc, où toute la bonne volonté de Thomas ne put compenser son manque d'expérience dans les buts : la frappe lointaine mais bien placée du milieu viet vint se nicher à mi-hauteur au ras du poteau droit. 

Qu'il se console et n'en fasse pas des insomnies (on connaît l'enjeu qu'il met dans les joutes
footballistiques), même un gardien confirmé aurait pu s'y tromper, et la partition qu'il joua par la suite (dans les buts) rattrapa largement cette légère bévue. L'affaire se corsait pour les Lions, stériles devant, et qui commençaient à souffrir derrière face à un adversaire galvanisé par son
avance au score. Ce n'était pas encore Dien Bien Phu mais le Lion semblait bien coincé au fond de la cuvette. 

Heureusement, Romain confirmait qu'il est bien l'homme en forme du moment en jugulant peu à peu le n°9 adverse par sa rapidité, sa puissance physique et sa justesse technique. 

De son côté, Thomas réalisait deux ou trois arrêt décisifs qui permettaient à ses coéquipiers
de ne pas sombrer. Quant à l'adversaire, il ratait une occasion de faire le break lorsqu'un attaquant, après un centre en retrait imparable, propulsait la balle, au-dessus d'un but pourtant déserté. 

C'était là la dernière escarmouche asiatique (et on ne jouait que la trente cinquième minute), et les mouches changèrent d'âne. Peu à peu, le Lion remit le pied sur le ballon, s'imposa davantage physiquement, et le Président finit par trouver ses marques devant : sur un petit ballon piqué de Nodé, il controllait dos au but et adressait, en pivot, une frappe en cloche , qui passait juste au-dessus du cadre. 

Quelques minutes plus tard, Costa bénéficiait d'un bon coup franc sur la gauche mais son tir trop enlevé n'inquiétait pas le gardien adverse. La plus belle occasion était à nouveau à mettre à l'actif du Président, qui, après une belle et puissante accélération, réceptionnait une ouverture
de trente mètres de Romain, et frappait de volée. On crut, côté lion, à l'ouverture du score, mais le poteau cruel en décida autrement. Néanmoins on terminait la mi-temps sur le sentiment que le Lion était enfin sorti de sa sieste et que sa chasse était ouverte.
    

La deuxième mi-temps commençait sur quelques repositionnements tactiques : M.le Président libérait Thomas des ses fers de gardien de but et prenait généreusement sa place.

Bruno (pourtant excellent en 6) descendait sur l'aile gauche, Nodé retournait dans un poste axial, devant sa défense et appréciait le retour à l'âpre combat du milieu, Costa réclamait une place de n°9...qui lui était refusée, mais montait tout de même d'un cran, tandis que Thomas retrouvait les avant-postes. Cette période fut l'histoire d'un long siège pendant lequel Benoît, aux buts, dût bénir la douceur de la température tant l'inaction l'empêcha de se réchauffer. L'adversaire continuait de tenter de saignantes percées, mais elles furent à chaque fois bien jugulées par le milieu ou la défense, et la domination léonine était enfin menaçante.

Malheureusement, celle-ci fut stérile en termes de but et pourtant, les occasions ou les situations n'ont pas manqué pour revenir au score : c'était d'abord Costa, peu en réussite
sur coup de pied arrêté, qui bénéficiait d'un pénalty mais ratait son duel face au gardien, parti du bon côté. 

Puis Bruno, sur un corner brossé de Nodé, qui trouvait à nouveau le poteau sur
une tête tonitruante. 

Les Lions récupéraient tous les ballons et harcelaient l'adversaire, pensant sans cesse être tout proches de la délivrance. Ce fut peut-être la jeunesse de leur avant-garde qui les pénalisa, elle qui, malgré son enthousiasme, eut du mal à adopter un positionnement tactique cohérent, Julien, Johan, Manu et Thomas se retrouvant souvent sur la même ligne, sans constituer un vrai point d'appui pour les milieux, et fut fréquemment sanctionnée pour hors-jeu, s'attirant ainsi la - rare -colère du coach. 

Et quand ce n'était pas une erreur de position, c'était le dernier geste qui manquait de lucidité ou de mordant, comme Thomas, méritant au demeurant, mis par Nodé sur orbite dans la surface, qui revenait sur ses pas au lieu d'emmener le ballon ou Julien, qui hésitait à frapper (traumatisé par l'édito précédent?) et tergiversait trop alors que la fenêtre de tir était
ouverte. Nos jeunes lionceaux ne sont peut-être pas encore tout à fait rompus aux joutes du lundi soir mais lorsque l'osmose se fera entre d'un côté l'expérience et la rigueur des
vieux tauliers et de l'autre l'enthousiasme et l'énergie de la jeune génération, lorsque les unes et les autres joueront ensemble la même partition, le Lion fera très mal. Et ne rira plus jaune.

6) La ballade des gens heureux (faux édito en destination de Thomas parti en vacances)

S'il y a des jours où jouissance collective et plaisir individuel atteignent ensemble leur paroxysme, il faudra bien classer l'épisode de jeudi soir dans cette catégorie là. Le football-champagne des Lions fut proche de la perfection, et certains d'entre-eux ont pu, en outre, s'offrir quelques gâteries personnelles, histoire de soigner un peu leurs statistiques. C'est en effet par un score sans appel de 15 -1 que les Lions ont déculotté la Justice, pourtant à douze en deuxième mi-temps. Dès le début de match, la justice prenait l'eau et parvenait rarement à prendre possession du ballon tandis que les Lions enfilaient les buts comme des perles : sur un corner de Nodé, Bruno reprenait la balle d'une formidable volée du droit, qui, comme à son habitude trouvait la barre transversale mais rentrante cette fois-ci. Puis Romain commençait son show : sur une percée dont il est familier, il échangeait avec Jo à l'entrée de la surface et s'en allait crucifier le gardien du pied gauche. 

Deux minutes plus tard, c'est de la tête, sur un joli centre de Philippe, intenable, qu'il aggravait le score. Après que Costa ait transformé, pour une fois, un penalty obtenu par Charles que rien ne semblait pouvoir arrêter si ce n'était un vilain tacle, Romain réalisait le triplé sur une belle frappe du droit en pleine lucarne. Nodé n'était pas en reste, imitant Juninho d'un joli coup-franc enveloppé des vingt-cinq mètres qui retombait au ras du poteau, laissant le gardien pantois. Il récidivait cinq minutes plus tard à la conclusion d'une magnifique action, la plus belle du match, qui voyait Marcelin ouvrir pour Nodé, qui sentait dans son dos le souffle de Philippe et talonnait. Le grand Phil filait côté droit, redoublait à une touche de balle avec Bruno puis centrait en profondeur pour Nodé qui plaçait la balle d'une frappe sêche du plat du pied sur la gauche du gardien. Philippe le passeur se transformait en buteur lorsque après une échange Costa-Gwen dans l'axe, ce dernier finissait par écouter ses hurlements hystériques, lui transmettait la balle sur la gauche de la surface et le droitier adressait une formidable frappe du gauche dans la lucarne (cela-dit, que faisait donc l'arrière latéral droit des Lions sur le flanc gauche de l'attaque?). La première période s'achevait sur ce score fleuve de 8-0 mais on sentait bien que la justice n'était pas au bout de ses peines, tant le contraste était saisissant en des Lions de plus en plus fringants et des magistrats dont les forces s'amenuisaient inlassablement.


    De fait, les Lions ne s'arrêtèrent pas là : Romain réalisait le quadruplé en début de seconde mi-temps après une percée solitaire et profitant d'un superbe faux appel de Jo devant la surface. Costa, en pivôt dans la surface remettait magnifiquement en retrait pour Bruno lequel enroulait sa frappe du droit qui terminait dans la lucarne adverse. L'ami Bruno récidivait plus tard lorsque Marcelin récupérait dans ses trente mètres, produisait une fulgurante accélération laissant dans le vent trois adversaire, pénétrait dans la surface et crochetait extérieur pour effacer la sortie du gardien avant de centrer généreusement pour son compère qui avait judicieusement suivi l'action au cas-où. Entre temps, la justice avait tout de même ouvert son compteur de buts sur une ENORME erreur de Philippe, qui, à force de se prendre pour Cafu, n'avait pas trouvé l'énergie de suivre Gwen pour jouer le hors-jeu. Mais ce fut en suite l'heure de Jo qui enfilait quatre buts coup sur coup tel Ronaldo à Barcelone : le premier comme un renard des surface à la réception d'un centre contré de Marcelin. 

Le second, il ne se le devait qu'à lui même, après un joli contrôle orienté plein champ et une splendide frappe croisé du droit des vingt mètres. 

Le troisième confirmait son flair : après un magistral coup-franc lointain de Gwen, le gardien repoussait du bout des doigts mais Jo se montrait plus rapide que tous et poussait la balle au fond des filets d'un opportun pointu. 

Le quatrième lui fut offert par Charles, très en jambe pour son retour, qui après avoir à moitié piétiné son adversaire en défense, allongeait ses grands compas, échangeait avec Costa, résistait à la charge du défenseur adverse puis, d'une subtile pichenette du gauche, lobait gardien et libero et trouvait la tête de Jo au second poteau. 

Le match s'arrêtait quelques secondes plus tard, écourté comme à l'accoutumée par le fonctionnaire municipal peu enclin à faire du zèle. La fête se terminait dans les vestiaires où d'aucun commençait à comptabiliser ses buts et se féliciter de progresser au classements des buteurs ou des passeurs, malgré les rappels à l'ordre de Gwen quant à l'aspect superflu de telles statistiques dans une formation où l'esprit collectif doit primer. Mais il faut bien reconnaître qu'il y avait pour certains de quoi s'enivrer outre-mesure, et qu'à l'instar de la justice, il y avait un grand perdant de ce match, en l'occurrence Thomas qui rétrograde à la cinquième place au classement des meilleurs buteurs léonins. Sa place de n°9 sera-t-elle définitivement remise en cause par le match de coupe de lundi?

7) Lions are forever
Coupe
Lions de Ménilmontant- Panthéon F.C 2-1

1-1 But de Manu
2-1 But d'un joueur de Panthéon pour les Lions

Eternels Lions qui, pour la quatrième année consécutive, ont fait leurs adieux à la coupe dès la fin de leur première confrontation. Cultivant, d'une manière presque insolente, leur goût prononcé du paradoxe, en disparaissant de la compétition après un match remporté 2 à 1. 

La presse commence à se lasser d'ailleurs  de cette indolence amateuriste dont ils continuent, eux, de se délecter, refusant de faire leurs les logiques de résultats et de rentabilité. Pour les défendre, il faudrait néanmoins rappeler que la saison sèche a tardé à prendre fin sur la savane, remplissant l'infirmerie de son cortège de blessés et d'épuisés et que ce n'est pas seulement par une fâcheuse habitude qu'ils se sont présentés à huit face au onze du Panthéon. 

Lequel fut intraitable en affaire (on a senti l'équipe de commerciaux) : le prêt d'un ou deux joueurs proposé généreusement au départ fut, quelques secondes avant le coup d'envoi, soumis à une condition cruelle. Que le match soit d'ores et déjà perdu pour les Lions. Mais tels les inculpés devant le tribunal révolutionnaire, les voilà qui acceptèrent de jouer un drame dont l'issue était jouée d'avance, sacrifiant le résultat au plaisir, juste pour la gloire en somme. Et le comble fut qu'à l'issue de la rencontre, on avait le sentiment qu'une victoire à huit n'était pas totalement inenvisageable, d'autant que les recrues du jour ne laisseront pas un souvenir impérissable. 

Mais les Lions n'en avait que faire, heureux d'avoir engrangé un succès supplémentaire cette année et peu attristés pour la plupart par le résultat qui serait couché sur la feuille de match. De la rencontre, on retiendra la belle impression de maîtrise collective dégagée en première mi-temps, pourtant vierge de buts et surtout l'extraordinaire activité des deux latéraux, en l'occurrence Marcelin et Philippe, qui jouèrent un ton au-dessus des autres (même si ceux-ci n'ont pas démérité) et furent à l'origine de la plupart des actions dangereuses. On vit même le second des deux gratifier le public, un peu maigre ce soir là, d'un tir cadré ne rebondissant pas trois fois avant d'atteindre le gardien. 

C'est cependant en seconde période que le match se joua, paradoxe là aussi tant elle fut moins maîtrisée que la première, mais il faut dire que les fauves avaient laissé quelques forces dans une bataille livrée à dix contre onze jusque là. Le second acte débutait par un vilain coup du sort, engendré par un long dégagement du gardien sur lequel la défense se trouait, permettant à l'attaquant adverse de venir tromper le gardien léonin, Nodé en l'occurence, qui ne parvenait qu'à effleurer le cuir de la main et prouvait au passage que ce jour-là il n'était pas beaucoup plus utile dans les buts que sur le champ de bataille. Fort logiquement les bleus finirent par remettre les pendules à l'heure. Certains crurent d'abord à l'égalisation sur une frappe lobée de Romain, redonnant vie à ses vieux souvenirs milanais d'un glorieux Savicevic en finale de ligue des Champions. 



Mais aux dires de certains, ce ne fut qu'une illusion d'optique, la balle étant en fait retombée loin derrière la barre transversale. 
1-1 Ce fut finalement Manu qui rétablit l'équilibre après une belle phase de jeu collectif, à la réception d'un centre en retrait offert par l'une des recrues adverses
2-1 Le deuxième but récompensait lui aussi l'esprit collectif des fauves, même si sa conclusion fut l'oeuvre d'un transfuge du soir. Plus rien n'était marqué par la suite et le Panthéon FC devait reconnaître, ce qu'il fit volontiers, la supériorité des Lions à l'issue de la rencontre. Tout en salivant à l'idée de cette première qualification de leur histoire pour le deuxième tour, laissant aux Lions les miettes d'une victoire non homologuée.  

Du côté de la porte de Montreuil, on invoque du coup depuis quelque jours une mobilisation générale, qui n'a rien à voir avec celle qui se profile de l'autre côté du périph, avant de recevoir les Gens du voyage au cours d'un sommet à haut risque. De fait, et c'est tout le mal qu'on leur souhaite, les Lions devront ce soir là se présenter avec un effectif digne d'une équipe de rugby, un gardien de métier et l'envie de mordre le ballon s'il veulent pouvoir rivaliser avec un adversaire qui s'intéresse parfois plus aux tibias adverses qu'au ballon et dont l'esprit s'échauffe bien vite.  A bon entendeur, salut !

8) Samba y leon

Lions de Ménilmontant- Paris XXème 8 -1

1-0 But de Thomas passe de Romain
2-0 But de Marcellin
3-0 But de Manu passe de Thomas
4-0 But de Nodé passe de Marcellin
5-1 But de Marcellin passe de Bruno
6-1 But de Nodé passe de Marcellin
7-1 But de Bruno passe de Nodé
8-1 But de Manu passe de Nodé



Heureusement pour le spectacle, c'est davantage le Brésil qui inspire les Lions que notre laborieuse équipe de France. Nos amis de Ménilmontant sont en effet revenus lundi soir avec deux victoires dans leur escarcelle, l'une sur tapis vert 5-0 et l'autre sur le terrain par un score fleuve de 8 à 1. 

Les tant redoutés gens du voyage n'ayant pas mis le nez dehors par cette soirée pourtant douce, c'est à un autre rival bien connu des commissions de discipline, Paris XX, privé provisoirement de terrain par les jeunes émeutiers de Balard que la bande à Gwen s'est frottée, avec un brio digne de Ronaldinho et consorts. Pour une fois, c'était l'adversaire qui se présentait en infériorité numérique, à huit en l'occurrence tandis que la mobilisation avait payée chez des Lions...enfin onze sur le pré. Pour équilibrer les débats, et après une houleuse discussion où le Président ne voulait endosser la responsabilité, qui lui incombait pourtant, de désigner un volontaire, Julien accepta courageusement de rejoindre l'équipe adverse. Une palme devrait lui être décernée prochainement, sous la forme probable d'un but de bonification au classement des buteurs. 

Le match débutait donc, sous un rythme soutenu, et les Lions se montrait rapidement dangereux, par l'intermédiaire de Nodé qui recevait un caviar de Manu à l'entrée de la surface. Mais n'est pas Henry qui veut et le ballon enveloppé du droit fut capté sans trop de frayeur par le gardien adverse. 

Quelques minutes plus tard, le Président bénéficiait d'un bel écran de Thomas et déboulait côté gauche dans le style chaloupé qu'on lui connaît. Après plusieurs crochets - mais pas de passements de jambe, c'est étonnant - il mettait deux défenseurs dans le vent puis frappait croisé au but dans un angle fermé mais son ballon frôlait le poteau opposé. 
Il se trouvait ensuite à la réception d'un joli centre de Bruno mais ouvrait trop son pied et sa reprise de volée passait à quelques centimètres des buts.  1-0 C'est finalement  par leur avant-centre, de retour d'une mise au vert en terre turque, que les Lions ouvrait le score : apr

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