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Lundi 28 janvier 2008

Carlesimo - Lions de Ménilmontant : 3 - 1

 
  But: Nodé (passe de Bruno)
 
         Manifestement les deux hémisphères du cerveau de Nodé, celui du chroniqueur et celui du coach, sont bien séparés : celui-ci aurait sinon rappelé à celui-là que des propos trop élogieux peuvent engendrer un excès de confiance mettre en péril la rigueur d'une équipe. Pour le premier, le match de lundi soir en est une douloureuse illustration. Pour le second, un petit coup d'arrêt que l'on espère très provisoire.
            En effet, si les Lions se sont inclinés pour la première fois depuis le mois de novembre, leur prestation à Morangis contre Carlesimo ne prête pas vraiment à une salve de critique en règle. Certes, le sans faute d'une défense tant portée aux nues a pris fin, de cruelle manière mais le jeu proposé par les Lions est à l'image de leurs dernières sorties : propre et collectif. Et encore une fois, c'est sur quelques détails que le match a basculé en leur défaveur. La dure loi du sport, tout bonnement.
            Pourtant, tout avait plutôt bien commencé. Mis à part la défection tardive de leur président qui les contraignit à se présenter sans ballon pour s'échauffer, sans remplaçants et avec un Alex à peine convalescent, les joueurs de Ménilmontant attaquaient le match avec beaucoup d'envie et prenaient légèrement l'ascendant dans la maîtrise du jeu. Emmenés par un Nodé des grands soirs, ils plantaient les premières banderilles sans toutefois parvenir à inquiéter sérieusement le gardien adverse. Le coach l'avait annoncé dans les vestiaires, la tactique de l'adversaire serait fruste mais efficace : dès le ballon récupéré, milieux ou défenseurs alerteraient, par de grandes ouvertures, leurs rapides attaquants. Les défenseurs léonins étaient prévenus et s'appliquaient à rester attentifs à la moindre perte de balle pour ne pas être pris en défaut par le jeu on ne peut plus direct de Carlesimo. Cela devait malheureusement ne pas durer bien longtemps : à la quinzième minute, une mauvaise passe au milieu donnait le ballon au n°11 adverse qui décochait un long ballon vers la surface parisienne. Le marquage trop lâche laissait l'attaquant adverse réceptionner le ballon et adresser une terrible frappe qui faisait mouche (1 – 0).
            Pas fondamentalement inquiets tant ils se sentaient capables de marquer, les Lions repartaient de l'avant et passaient tout près de l'égalisation quelques minutes plus tard. Sur une magnifique construction collective partie de l'arrière et conduite par une remontée hargneuse de Charles, le ballon ressortait sur le flanc gauche où Yvan débordait puis centrait au cordeau au premier poteau. Le même Charles avait poursuivi son action et arrivait comme une fusée pour allonger son grand compas et frapper du bout du pied. Le gardien était archi-battu mais le cuir se contentait de frôler le poteau. Frustrant. Les Lions continuaient alors d'appuyer sur l'accélérateur : Nodé prenait régulièrement le dessus sur les défenseurs et perçait à plusieurs reprise la ligne arrière. Après un rush tranchant côté gauche il centrait en retrait vers l'autre côté de la surface pour Manu, lequel contrôlait puis adressait une frappe tendue que le gardien ne parvenait qu'à ralentir : le ballon se dirigeait vers l'embut mais un défenseur surgissait pour dégager le cuir sur sa ligne. C'était ensuite au tour d'Yvan d'inquiéter le portier adverse : après un bel échange avec Antoine et Charles, il s'enfonçait sur le côté droit de la surface et frappait fort sur le gardien qui ne parvenait à bloquer le ballon. Ce dernier lui filait entre les mains mais, dans un ultime effort, le portier azuréen faisait volte face et s'en emparait à nouveau sur sa ligne. Un peu plus tard encore, Nodé récupérait un dégagement adverse le long de la ligne de touche. Il enchaînait alors un grand pont et deux crochets pour passer en revue trois adversaires et centrer fort au second poteau où Thomas arrivait un peu tard. Le jeu varié des Lions leur donnait aussi quelques possibilités de frappe à l'entrée de la surface mais elles manquaient trop de précision pour faire mouche. Sans parler des corners où  Nodé fut malheureusement incapable de trouver la tête de ses coéquipiers.
    Tout allait donc presque pour le mieux lorsque l'adversaire parvenint soudainement à faire le break. A l'origine, un nouveau ballon perdu à l'issue d'une passe mal ajustée dans les quarante mètres léonins. La suite est désormais connue : une ouverture éclair vers le côté droit de la surface parisienne, un duel perdu et un nouveau tir assassin sur lequel Djino, impuissant, ne pouvait que constater les dégâts (2 – 0). Cette douche froide eut provisoirement raison de l'enthousiasme des onze Lions qui trouvaient - légitimement - l'addition un peu sâlée. Les esprits s'échauffèrent un peu, notamment chez le n°11 adverse qui faisait preuve de propos dénués de tout fair-play, et le jeu devint plus hâché jusqu'à la mi-temps. L'optimisme inconditionnel de Thomas, qui s'empressait alors de pronostiquer un succès 3 – 2 pour son équipe, eut le mérite de redonner un peu de coeur à l'ouvrage de parisiens un peu dépités. 

Malheureusement, la seconde période devait rapidement tourner au cauchemar lorsque sur une contre-attaque éclair, le positionnement laxiste de toute l'équipe permettait au meneur de jeu adverse de lancer son attaquant qui prenait le dessus sur Romain dans la surface puis centrait à ras de terre au point de pénalty où Alex se trouvait bien seul pour gêner deux adversaires à l'affut. Djino, qui avait senti le danger, tentait une sortie mais le numéro 9 de Carlesimo réalisait une opportune et magnifique « Madjer » qui crucifiait les Lions. (3 – 0). La messe était presque dite et les incompréhensions se multipliaient au sein d'une armada léonine peu habituée à telle tempête. Charles haussait le ton, invectivant quelques uns de ses coéquipiers et les exhortant tous à mettre davantage de hargne à l'ouvrage mais rien n'y faisait, la qualité de leur jeu s'était un peu délitée et les situations dangereuses se faisaient plus rares. Nodé s'arrachait bien côté droit et centrait tendu au premier poteau mais n'y trouvait personne, ce qui donnait lieu, à son tour, à une grosse colère du coach sur le placement de ses coéquipiers lors des phasess de débordements. 

C'est dans les dernières vingt minutes qu'ils reprirent la direction des opérations.  Thomas, à l'issue d'une jolie combinaison avec Manu et Nodé à l'entrée de la surface, adressait une belle frappe des quinze mètres qui flirtait avec le poteau et sonnait l'heure du réveil. Les latéraux s'y mettaient et Antoine, monté aux avant-postes, trouvait Nodé en appui dans la surface. Le capitaine bleu feintait la talonnade pour Thomas et remettait en retrait à Bruno à l'entrée de la surface. La frappe tendue du numéro 6 des bleus était malheureusement trop écrasée et faisait long feu. Puis, sur un coup franc excentré, Bruno partait pour frapper direct mais était au dernier moment sollicité par Antoine sur sa gauche. La combiniaison était un peu forcée, peu opportune pour un droitier, et Antoine vrillait un tir difficile à réussir. C'est à dix minutes de la fin de la rencontre que les Lions allaient finalement enfin sauver leur honneur malmené. Mais paradoxalement, c'est sur une inspiration purement individuelle que leurs efforts collectifs furent récompensés. Après une récupération de balle à l'arrière, le ballon circulait de droite à gauche au milieu du terrain puis Bruno alertait Nodé en appui aux trente cinq mètres adverses. D'un contrôle orienté, le capitaine léonin se dégageait du marquage puis crochetait intérieur un second adversaire avant d'accélérer et, d'un crochet extérieur, fausser la compagnie à deux autres défenseurs pour percer dans la surface et ajuster le gardien d'un plat du pied droit dans le petit filet opposé.(3-1) 

De quoi déclencher chez ses coéquipiers à l'issue de la rencontre, quelques commentaires ironiques sur sa prétendue retraite. De quoi également reveiller les Lions qui s'ébrouèrent encore dans les dernières minutes, au cours desquelles l'adversaire fut aux abois. Romain jouait désormais presque avant centre et poussait tant qu'il pouvait pour créer l'ouverture. Et sur une action qu'il avait initiée, le ballon parvenait à 20 mètres des buts dans les pieds de Thomas, lequel réussissait à glisser un petit ballon à Nodé lancé dans une nouvelle accélération partie pour faire mouche. Cette fois-ci, sur le conseil avisé et retord du gardien adverse de « ne pas s'occuper du ballon », le stoppeur adverse y coupait court d'une vilaine faute à l'entrée de la surface. Décidé à se faire justice lui-même sur le coup franc, le capitaine léonin était malheureusement troublé par l'absence de mur et ratait totalement sa frappe. Ce pétard mouillé devait être la dernière occasion des Lions qui durent s'avouer vaincus quelques instants plus tard, pour la deuxième fois contre cet adversaire cette année. De quoi animer un esprit de revanche pour la saison prochaine, si toutefois les Lions demeurent dans la même poule. Les vélléités de certains de migrer dans celle de  l'Ouest, après les interminables déplacements de ces dernières semaines, se sont à nouveau fait entendre, avec davantage d'arguments encore...

Pour l'heure, il faut digérer ce coup d'arrêt, purement comptable cela-dit, le niveau de jeu n'étant pas vraiment en cause. Et retrouver la saveur de la victoire à domicile lundi prochain . En présence du Président ?
Par Lions
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Lundi 21 janvier 2008
Brioche pasquier - Lions de Ménilmontant : 0 - 1
 
But: Ivan (passe de Nodé)
 
Pour leur quatrième rencontre à l'extérieur d'affilée, les Lions ont continué sur leur lancée en ajoutant une troisième victoire après le match nul de la semaine passée. Succès d'autant plus satisfaisant que rejoindre le stade de Chatelet en Brie n'était pas la plus mince des missions de la soirée. Le long retour sur la capitale parisienne a ainsi pu se faire dans une totale sérénité.
 
A nouveau orphelins de Djino, et sans leur Président mystérieusement retenu à Paris, les joueurs de la Porte de Montreuil se présentaient avec un renfort de marque : Gwen, de passage en terre francilienne, était opportunément venu leur prêter main forte. Prudent, après 6 mois d'inactivité footballistique, l'ancien mentor des Lions refusait la place en défense centrale que lui proposait symboliquement le coach et s'en allait occuper le couloir droit tandis que Charles, toujours aussi généreux de sa personne, se portait volontaire pour officier dans les buts. Romain, Alex, Daniel et JB formaient une défense qui a depuis longtemps fait ses preuves, Bruno et Fred occupaient l'axe du milieu, secondés sur les ailes par Gwen et Antoine. Devant, Thomas espérait avoir l'occasion de prouver à son coach qu'il peut aussi briller en sa présence après le fantastique but marqué la semaine précédente. 

Les débats s'engageaient sur un rythme soutenu et les Lions prenaient rapidement l'ascendant, au nombre d'occasion en tout cas. Après un premier débordement où son centre tendu au premier poteau n'avait pas trouvé preneur, Nodé filait à nouveau sur le flanc droit, magnifiquement lancé par un Gwen parfaitement dans le coup, puis plongeait dans la surface avant de déposer un caviar sur la tête de Romain, seul au second poteau. Le défenseur bleu n'avait plus qu'à déposer le ballon dans le but vide mais légèrement troublé par le vent violent qui faisait rage sur le terrain, Romain dévissait sa tête qui filait au-dessus du but adverse. Le stoppeur léonin n'avait plus qu'à se prendre la tête dans les mains mais l'action était un bel augure du visage que les Lions allaient présenter.
 
Au fil du temps, les Lions mettaient en place un football de qualité, propre et simple, qui les voyait maîtriser le cours du jeu. L'adversaire jouait davantage sur la vivacité de ses attaquants, qui donnaient du fil à retordre à la charnière centrale Alex - Romain sans toutefois parvenir à la prendre en défaut. En fin de première mi-temps, Nodé parvenait par deux fois à se montrer dangereux : d'abord sur une relance longue où il réussissait à devancer le stoppeur adverse avant de s'engouffrer dans la surface mais d'un geste du bras bien litigieux, ce dernier le déséquilibrait avant qu'il ne frappe au but, sans que l'arbitre ne bronche. Deux minutes plus tard, le capitaine léonin effaçait deux défenseurs sur la droite de la surface mais était à nouveau accroché, par le même chien de garde qui cette fois s'aggripait à son bras pour l'empêcher d'armer son tir. L'arbitre ne réagissait toujours pas malgré le cri de protestation d'Ivan et les deux équipes se séparaient à la pause sur ce score vierge de 0 à 0. Tout restait possible en deuxième période mais il allait falloir faire preuve de vigilance tant la vivacité de l'adversaire devant pouvait en un clin d'oeil faire basculer la rencontre.
     De vigilance, les défenseurs ne furent de fait pas avares. Et de débauche physique non plus. Pour son retour sur le terrain, Charles se voyait attribuer un poste de milieu défensif qu'il n'avait plus occupé depuis les plus grandes heures de feu la DP, et rentrait rapidement dans le match. Et il vint constituer avec Bruno, Romain et Alex une double muraille que pas un seul adversaire ne parvint à franchir. Contraints de passer sur les ailes, les locaux devaient là faire face à Daniel et JB qui ne s'en laissèrent pas compter non plus. Comme souvent, dans ce genre de rencontre, le destin du match allait se jouer en cinq petites minutes. Bien lancé par Gwen, Nodé s'emmenait le ballon dans la surface en attirant deux défenseurs, pivotait brusquement puis glissait une petite passe à Ivan qui filait dans l'axe. Ce dernier résistait à la charge du libéro adverse puis les deux protagonistes tendaient le bout de l'orteil, l'un pour marquer l'autre pour contrer. Et le ballon terminait sa course au fond des filets, pour un but que la rédaction attribue sans aucune hésitation à Ivan, même si l'homme, modeste, confia n'en être pas tout à fait l'auteur. (0 - 1)
    La rencontre prenait alors une issue favorable mais les Lions faillirent bien ne conserver cet avantage que trois minutes : sur une touche adverse, le ballon parvenait en cloche dans la surface où Romain et Alex devaient commettre leur seule erreur du match. L'attaquant adverse héritait du ballon et frappait sêchement au but mais Fred, valeureux remplaçant de Charles en deuxième mi-temps, parvenait à détourner le tir sur son poteau. le cuir revenait dans les pieds de Daniel qui, sous la pression d'un adversaire, tentait de dégager en corner et trouvait à nouveau le poteau. Ce jeu de billard revenait alors dans les pieds de Romain qui, agacé par cette action qui lui avait échappé, se lançait vers l'avant tel un bélier enfonçant une poterne et initiait une folle contre-attaque. L'action fut d'ailleurs bien près d'aboutir et n'avorta qu'en raison d'une ultime mésentente entre Thomas et son stoppeur dans les vingt derniers mètres. Thomas que l'on devait retrouver quelques minutes plus tard à la conclusion d'une belle action collective , mais sa frappe tendue ne connut pas la même réussite que la semaine passée. Un quart d'heure avant la fin, les Lions faillirent faire définitivement le break lorsque Bruno frappait de trente mètres et trompait la vigilance du gardien mais la barre transversale en décida autrement. Ils ne restait plus aux Lions qu'à tenir dans les dernières minutes ce maigre avantage qu'ils avait acquis, ce qu'ils firent avec beaucoup de vaillance et de solidarité, parfaitement rassurés par l'immense maîtrise de leurs défenseurs sur lesquels on voudrait ne pas tarir d'éloge. Si, sur ces quatre matchs à l'extérieur, les joueurs parisiens n'ont encaissé qu'un seul but, c'est d'abord au quatuor Daniel, Romain, Alex, JB qu'ils le doivent. Qu'hommage leur soit rendu. Cette solidité défensive aura permis depuis deux mois que les buts marqués, malgré leur petit nombre, soient tous décisifs. 

Souhaitons que le nouveau déplacement qui les attend lors de la prochaine journée confirme cette tendance et que les Lions retrouvent dans dix jours leur stade parisien en position de force au classement.
 
 
Par Lions
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Lundi 14 janvier 2008
FC Emerainville- Lions de Ménilmontant 1-1

But: Thomas 

Dix de cœur
 
A dix pendant toute la rencontre et privés d’un gardien de métier, les Lions ont réussi l’exploit de décrocher le résultat nul (1-1) à Emerainville ce lundi. Un résultat plus qu’encourageant pour démarrer 2008.
 
Décidément, les Lions savent s’exporter. Après deux succès consécutifs avant les fêtes sur le terrain des « Viet’ » (1-0) et à Tournelles (0-2), l’équipe de la porte de Montreuil a poursuivi sa belle série d’invincibilité à l’extérieur en allant décrocher le nul (1-1) lundi à Emerainville. Certes, cette fois la victoire n’était pas au rendez-vous, mais le résultat n’en est pas moins méritoire. Et pas seulement parce que chacun des joueurs se devait d’éliminer foie gras, galettes ou toxines superflues. Pour la première levée de l’année civile, les Lions ont surtout dû gérer une infériorité numérique tout au long de la partie. Handicapés par huit forfaits dont ceux de l’entraîneur-joueur, Nodé, du seul gardien de but de l’effectif, Djino, et du meilleur buteur du club, Manu, les Léonins ont tout simplement dû partir « à la guerre » avec seulement dix valeureux. Plutôt inquiétant à première vue…
Pas de quoi pour autant effrayer des Lions déjà rodés à ce genre de déconvenue. Pour son premier match de la saison après plus de six mois de blessure, Charles commence la rencontre dans les buts. Du haut de ses 36 ans et de ses 190 centimètres, l’habituel défenseur rassure vite ses coéquipiers. Deux anticipations à propos en début de rencontre mettent vite en confiance le reste des troupes.
Grâce à une organisation solide et à une circulation de balle assez fluide, les Lions font ensuite vite jeu égal avec leurs adversaires. A tel point que parfois, l’infériorité numérique ne semble qu’un leurre.
Au fil des minutes, les défenseurs n’hésitent pas à venir prêter main forte à leurs milieux et à leurs attaquants. Pas suffisamment, pourtant, pour se créer des occasions franches. Emerainville, en revanche, sait profiter de l’une de ses rares possibilités pour ouvrir le score. Sur un corner parfaitement tiré, l’un des grands gabarits seine-et-marnais s’élève au-dessus de la défense léonaise pour catapulter la balle dans les buts à la demi-heure. Rageant...( 1-0)
Pour ne rien arranger, dans la foulée, les Lions se voient contraints de changer leur schéma de jeu. Touché aux adducteurs, Johan demande à remplacer Charles dans les buts. Le premier portier de fortune de la rencontre prend place sur le côté. Par ricochet, JB prend lui la place de Johan un cran au-dessus.
 
Le chef d’œuvre de Thomas
 
Malgré ces désagréments, les Lions n’abdiquent pas. Bien au contraire. Piqués au vif, les « Bleus marine » partent tout de suite à l’assaut des buts adverses. Benoît et Marcellin provoquent balle au pied leurs adversaires. Ils entraînent leurs coéquipiers dans leur sillage Et c’est toute l’équipe qui exerce un pressing de tous les instants. Ces efforts payent rapidement et, logiquement, l’égalisation survient quelques minutes après l’ouverture du score par l’intermédiaire de Thomas. Un but dont son auteur se souviendra longtemps. Pour sa 3e réalisation de la saison, « TSA » s’est tout bonnement fendu d’une frappe magistrale dans la lucarne droite.( 1-1)  Déchaîné et encouragé par le seul spectateur du match, l’avant-centre des Lions manque même de doubler la mise juste avant la pause d’une frappe lobée en angle fermé. Pour Thomas comme pour ses coéquipiers, la mi-temps interviendra peut-être au mauvais moment.
De retour sur le stabilisé, les joueurs d’Emerainville apparaissent revigorés. Ils se créent tout de suite une première occasion. Sans danger, toutefois, pour un Johan bien placé. Vexés, les Seine-et-Marnais durcissent alors encore leur jeu. Mais les Lions répondent du tac au tac. A l’image d’un Romain irréprochable derrière et disponible pour toute contre-attaque, les hommes de Nodé ne sont pas prêts à lâcher une parcelle de terrain. Schématiquement, Alex, RRL, Daniel, Charles et l’essuie-glace Bruno dressent une muraille devant Johan. Leurs coéquipiers pressent l’adversaire et se saisissent des ballons récupérés pour vite se projeter vers l’avant. Le plan est simple et efficace. Mais plus la rencontre avance, plus il devient difficile aux Lions d’approcher des buts adverses.
L’infériorité numérique et surtout le manque de compétition après quatre semaines de battement font leur effet. Pour autant, les 15 joueurs d’Emerainville n’en profitent pas. Malgré la présence d’un arbitre portant le survêtement de l’équipe hôte, certains d’entre eux finissent par s’énerver. A dix minutes du coup de sifflet, une altercation éclate après un choc entre Alex et le numéro huit local, déjà nerveux depuis la première mi-temps et une faute sur lui de Marcellin. Heureusement, après quelques discussions, les débats finissent par se calmer et Emerainville reprend sa domination. Les Lions, en face, reculent de plus en plus. Mais pas question de lâcher prise. Malgré son poste de milieu droit, Marcellin joue aussi à la fois milieu défensif et arrière droit, Romain et Alex barrent eux coûte que coûte la route aux assaillants. Quant à JB, en dépit d’une terrible crampe au mollet, il reste sur le terrain pour terminer la rencontre. On l’aura compris. La fin de la partie est accueillie avec soulagement.
Si les Lions reviennent du 77 avec seulement un partage des points, au vu des circonstances un tel résultat peut être considéré comme une victoire. Aux Parisiens intra-muros de maintenant savoir le bonifier en gagnant à domicile. Mais avant tout, il faudra encore se déplacer en Seine-et-Marne pour rencontrer en match en retard  les Brioches Pasquier. Avec autant de succès ?
 
JB
 
 

 

 
 

 

Par Lions
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Vendredi 4 janvier 2008
Bonne année à tous les Lions, anciens, nouveaux, futurs... Afin de développer le sentiment d'appartenance et accessoirement d'impressionner nos adversaires, la direction a décidé, sur la proposition de Daniel, du flocage du maillot. Romain a donc fait pêté le chéquier.

Un aperçu de ce qui vous attend aux vestiaires à la rentrée:


DSC06497.JPG
Bien à vous tous et RV a priori le lundi 14 janvier 2008 pour: 
 
Emerainville F.C.- Lions Menilmontant


 
Par Lions
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Jeudi 20 décembre 2007

Pas de dépit cette fois dans la bouche du chroniqueur à l'heure de relater les deux derniers matchs de la première moitié du championnat. En effet, les Lions ont achevé l'année 2007 sur une belle série de deux victoires à l'extérieur. Deux actes d'une renaissance footballistique et morale qui laissent augurer une belle aventure en 2008.

 

Acte I : Vietnamiens FC - Lions : 0 - 1

 0-1 But de Manu (passe de Nodé).

 

Pour leur retrouvailles avec leur plus vieil adversaire, les Lions ne s'étaient pas vraiment présentés avec toutes les garanties d'un succès. Quinze jours sans jouer d'abord suite à un match annulé 10 mn avant le début de la rencontre au Kremlin-Bicêtre la semaine précédente. Djino, quant à lui, avait renoncé une fois de plus en raison d'une douloureuse sciatique et les blessés tardant à revenir, les Lions n'étaient que onze face à une formation dont l'abattage physique et technique n'est plus à présenter. 
Yvan l'altruiste se sacrifiait pour aller officier dans les buts et c'est une organisation désormais classique que le coach mettait en place en ce début de rencontre : Thomas et Manu aux avants-postes soutenus par Nodé en meneur de jeu. 
Derrière Fred, Marcelin et Jo prenaient la charge de l'entrejeu tandis que la défense de fer constituée par Romain, Alex, Daniel et Antoine était reconduite. 

Dès le debut du match, les bleus prenaient la direction des opérations et se montraient dangereux, profitant de l'écart entre les lignes viets à l'arrière. Ils parvenaient alors à ouvrir le score au bout de sept minutes de jeu. Nodé, en débordant sur le côté gauche, avait obtenu un corner sur lequel il trouvait Manu au premier poteau. Le buteur léonin caressait le cuir de la tête qui filait jusqu'au second poteau et franchissait, au milieu d'une forêt de jambes, la ligne de but ( 0-1) . Piqués au vif par cette banderille, les viets mettaient le turbo et reprenaient l'ascendant sur le match. 

Débutait alors une longue période au cours de laquelle les Lions s'appuyèrent sur leur courage et leur solidarité pour résister à la fougue adverse. Un peu dépassés physiquement et tactiquement, ils s'arqueboutèrent sur leur défense, renvoyant inlassablement les Viets à leur inefficacité dans la dernière passe ou le dernier duel. Aussi faut-il rendre un hommage particulier aux défenseurs léonins, impassables dans l'axe, rigoureux sur les côtés, qui ont permis à leur équipe de préserver jusqu'au bout le maigre avantage acquis un peu par surprise en début de match. Et à l'abattage de Fred, vaillant fantassin du premier rideau devant Romain et Alex, les gladiateurs de la surface. Il était ainsi écrit que la cuvette dans laquelle s'étaient baricadés les bleus ne serait pas celle de Dien Bien Phu. 

Mieux encore, ils ont failli corser l'addition à 15 minutes de la fin sur une double occasion de Manu, décidément de tous les bons coups depuis quelques matchs. Bien lancé par Marcelin, le buteur bleu se présentait d'abord seul face au gardien adverse mais voyait son tir repoussé. Le cuir lui revenait miraculeusement dans les pieds mais sa deuxième tentative faisait chou blanc elle aussi. Une occasion manquée qui condamnait les Lions à serrer les fesses au cours de dix dernières minutes stressantes tant ils étaient asphxiés dans leur moitié de terrain. Mais paradoxalement aucune occasion franche ne devait menacer leur embut. Pas plus que pendant toute la partie. Les Viets avaient été contraints de tirer de loin, tirs sur lesquels Yvan s'était montré irréprochable et rassurant. Les Lions accueillirent néanmoins avec soulagement le coup de sifflet final, pas mécontents de ramener les points de la victoire et de la solidarité dont ils avaient fait preuve. On sait en effet que les victoires acquises dans la douleur forgent le moral des troupes. L'avenir devait le confirmer.

 

Acte II : Tournelles FC - Lions : 0 -2

 

0-1 But de Jo (passe de Nodé)

0-2 But d' Yvan (passe de Nodé)

 

Pour leur dernier match de l'année, les Lions avaient du d'abord vaincre les sempiternels embouteillages du mois de décembre et les erreurs d'itinéraires pour parvenir jusqu'au lointain et quasi champêtre stade de Yerres. Ils n'étaient pourtant pas au bout de leur peine, piqués tout d'abord par les - 3°C qu'affichait le thermomètre local puis découvrant avec un certain dépit un terrain stabilisé gelé qu'un maire plus compétent aurait interdit. Courageux, les 22 acteurs décidaient tout de même d'affronter ces conditions sibériennes, s'accordant néanmoins pour limiter l'engagement dans les contacts, afin d'éviter des chutes que la dureté du terrain aurait rendu proprement assassines. 

Et malgré un terrain en apparence injouable, les Lions devaient delivrer une belle prestation collective. Probablement la plus aboutie de leur saison sur le plan du jeu. Le retour tant attendu de Djino leur permettait d'avoir un homme sur le banc, en l'occurence Nodé qui laissait sa place à son Président avide d'en découdre après deux mois de disette sportive. Yvan venait compléter l'attaque devant un milieu et une défense quasiment identique à la semaine passée. 

Rapidement, les Lions prirent la possession du ballon à leur compte, plus vifs sur le cuir et mieux organisés tactiquement. Au bout de trente minutes de jeu, ils avaient déjà touché les montants adverses à trois reprises : d'abord sur une belle remontée de ballon partie de Romain à l'arrière, au cours de laquelle Marcelin trouvait Benoît en appui qui lui remettait magnifiquement la balle en première intention. Marcelin perçait alors le dernier rideau adverse et adressait une frappe lobée qui heurtait la transversale. C'était ensuite au tour d'Yvan qui, après un contre rondement mené adressait un tir croisé un peu écrasé qui était repoussé par le poteau gauche. Nodé à l'affut se voyait déjà repousser le ballon au fond des buts mais un rebond traître le privait de ce plaisir. 

Quelques minutes plus tard, Nodé appelait le ballon sur la gauche et remettait en retrait dans l'axe à Jo qui s'avançait puis frappait dans la foulée. A nouveau, la barre transversale refroidissait les espoirs léonins. A sens unique, le match n'en finissait pas de résister aux efforts inlassables des Lions qui parvenaient à très bien faire circuler le ballon d'une ligne à l'autre, de droite à gauche, et ce malgré l'état désastreux du terrain et s'offraient une occasion toutes les cinq minutes. Quand ce n'était pas l'embut, c'était le talent du gardien qui anihilait les coups de boutoir portés par Yvan, Benoît et Nodé dont les tirs dangereux étaient tous repoussés avec une facilité insolente. 

L'ouverture méritée devait néanmoins survenir en fin de première mi-temps. Parti se démarquer sur l'aile droite, Nodé était alerté par Marcelin. Le capitaine léonin faisait mine de déborder puis repiquait soudainement vers l'axe avant de glisser une petite ouverture à Jo dont l'appel croisé avait pris au dépourvu la charnière centrale adverse. Idéalement servi, Jo ne perdait pas son sang froid et plaçait du droit une frappe croisée imparable.(0-1)

La mi-temps était sifflée quelques minutes plus tard et les Lions pouvaient aborder sereinement la suite de la rencontre : un but marqué, une demi-douzaine d'occasions franches contre aucune concédée en défense. Djino peinait à se réchauffer tant ses arrières lui otaient toute occasion de briller, sauf sur quelques rares tirs lointains ou longs ballons aériens. 

La deuxième période fut à l'image de la première. Les Lions continuèrent de penser collectif, enfilèrent les occasions comme des perles mais n'en concrétisèrent qu'une seule. Profitant des magnifiques interventions de Romain et d'Alex, des remontées de balles de Fred et Marcelin dans l'axe, de Daniel, JB,Jo ou Antoine sur les ailes, Nodé se régalait à les remettre sur orbite ou à alerter Benoît et Yvan devant. Ainsi, Ce dernier, lancé en profondeur dans la surface trouvait à nouveau un excellent gardien sur sa route malgré un tir surpuissant. 

Puis Daniel, alerté par Nodé en appui dans le rond central, s'enfonçait côté droit. Il retrouvait son capitaine en profondeur. Celui-ci mystifiait son vis à vis et retrouvait subtilement Daniel qui avait poursuivi son chemin jusque dans la surface. Malheureusement sa lourde frappe du droit était encore une fois détournée en corner par le gardien. Le jeu lêché des Lions méritait de les mettre à l'abri d'un contre. Même si l'adversaire semblait bien incapable de tromper la vigilance de l'arrière-garde léonine, Ils n'oubliaient pas que le match pouvait leur échapper sur un coup du sort. Ils y parvinrent par l'intermédiaire d'Yvan qui méritait indéniablement que ses multiples tentatives soient enfin récompensées. 

Après une récupération herculéenne d'Alex, Fred alertait Nodé à trente mètres des buts adverses. Ce dernier, cette fois décidait de déborder côté droit. Il mettait dans le vent le stoppeur adverse et s'enfonçait dans la surface avant d'adresser un petit centre en retrait à destination d'Yvan au premier poteau, qui mettait tout son coeur pour catapulter d'un plat du pied droit le ballon hors de portée du gardien. (0 - 2).

Le break en poche, les Lions se déchaînaient sans se départir de la simpicité et de l'altruisme qui avaient jusque-là fait leur force. Marcelin n'était alors pas très loin de corser l'addition : remontant un ballon confisqué avec autorité par Romain, il accélérait et trouvait Nodé aux vingt-cinq mètres qui d'un une deux lui remettait le ballon au coeur de la surface. D'une superbe aile de pigeon, Marcelin emmenait le cuir au-delà du libéro adverse et frappait tendu vers le but. Mais une fois de plus, le gardien eut le dernier mot. Puis, tout en décontraction, le Président, mis sur orbite par Nodé dans la surface, se permettait curieusement de refuser de tirer, pris d'une soudaine flemme avant de remettre un improbable ballon à Jo qui, pris par surprise, ne put rien en faire de bon. A quelques minute de la fin, Fred adressait un long ballon aérien sur lequel Nodé faussait la compagnie au stoppeur adverse et filait à toute vapeur sur le côté droit avant de centrer en retrait pour Antoine dont le tir à l'entrée de la surface était finalement contré. Enfin, après un ultime arrêt du gardien sur un tir du capitaine léonin bien lancé par Daniel, la rencontre prenait fin dans une ambiance particulièrement chaleureuse où locaux et visiteurs se remerciaient mutuellement pour l'état d'esprit dont tous avaient fait preuve. Un mois après la fiéleuse rencontre contre Crosnes, le coach pouvait être rassuré quant à la qualité de son effectif, et le chroniqueur de l'esprit qui peut régner lorsque l'adversaire ne se trompe pas d'enjeu. Fort heureusement, il reste de telles équipes. Espérons que les matchs retours le confirmeront plus amplement. En tous les cas, les Lions peuvent partir en vacances avec la sastisfaction du devoir accompli. Et profiter de la trève pour faire quelques excès mérités qu'en d'autres circonstances, le coach n'eut pas permis.

 

Guillaume Nodé-Langlois

La rédaction vous adresses tous ses voeux pour les fêtes de fin d'année. Avec une pensée émue pour Charles et Etienne dont les retours sont attendus avec impatience...

Par Lions
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Lundi 26 novembre 2007
Lundi 26 novembre 2007 au stade Marilyse Hiltz

Logo-LIONS100.gif Lions 2-
Crosnes 3
 
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Lundi 19 novembre 2007 au stade Marilyse Hiltz
Lions Menilmontant ( 8ème avec 8 points) VS   Crosnes Cosp 2 ( 2ème 18 points)

1-2 ( Manu)
2-2 ( Manu passe de Yvan)

Voir le site de l'adversaire

Derniers matchs de l'adversaire: V-V-V-V-V-V

6 ème j Crosnes Cosp2  5 - 3 Carlesimo 
5ème j Vietnamiens 0 - 3 Crosnes Cosp 2
4ème j Boissy U.J. 1 - 1 Crosnes Cosp 2.
3ème j Crosnes Cosp2 5 - 0 Drancy ( forfait général)
2ème j Bondy A.S.0 - 5 Crosnes Cosp 2
1ère j Crosnes Cosp2 5-2 Paris XX Fc
 

Décidément, l'amateurisme qui prévalait il y a quelques années dans le championnat loisir parisien n'est plus qu'un vieux souvenir, que les Lions feraient bien d'oublier s'ils veulent conserver quelque chance de figurer dans le haut du tableau cette saison. 

Lundi soir contre Crosnes, la partie ne s'est ni déroulée ni terminée dans un esprit de fairplay et de plaisir collectif, que la pratique du sport loisir devrait pourtant garantir. Dans ce championnat, il est devenu illusoire de joueur une rencontre sans un arbitre officiel pour assurer un peu de probité dans ces affrontements sportifs qui devraient n'être que ludiques. Nostalgie du "football à Papa", me direz-vous...Peut-être faut-il admettre que l'honnêteté soit une valeur caduque et que seule la victoire compte, quelque soit le prix à payer pour l'obtenir. Pour soi comme pour l'adversaire. On a du mal à s'y résoudre. A moins que l'âge avancé de votre dévoué chroniqueur, avec la régression footballistique qui fatalement l'accompagne ne le rende profondément dépité et peu lucide. L'heure de la retraite a peut-être sonné.

En tous les cas, à 19h30 lundi soir, les Lions s'apprêtaient à affronter le leader incontesté du championnat et double champion en titre, orphelins de Djino et d'un arbitre qu'un oubli coupable du Président avait laissé au repos, ainsi qu'en infériorité numérique en raison du retard du coach et de JB. De fait, face à l'ogre crosnois, la partie s'engageait mal. Alex se dévouait courageusement pour enfiler les gants de gardien. Romain et Fred prenaient les commandes de la défense, suppléés sur les flancs par Antoine et Daniel. Devant eux, Bruno, Marcelin et Yvan se chargeait du milieu du terrain, espérant nourrir Thomas et Manu de ballons d'attaque.

Immédiatement les joueurs du Val de Marne monopolisaient le cuir, combinaient habilement et, forts d'un niveau technique extrêmement homogène, ne laissaient que des miettes de jeu à des Lions totalement asphyxiés physiquement et techniquement. Il faut dire que la moyenne d'âge de l'adversaire lui garantisasit une fougue face à laquelle l'équipe trentenaire des Lions pouvaient difficilement rivaliser. Se repliant sur une défense habituée au plus folles tempêtes, le onze parisien tentait vainement de procéder en contre mais ceux-ci avortaient très vite et, indéfectiblement, les vagues roses revenaient harasser une équipe au bord de la rupture. 

Sans surprise, celle-ci survint à la dixième minute lorsque Daniel, sur son côté droit, râtait une intervention, laissant filer dans la surface l'ailier adverse qui ne laissait alors aucune chance à Alex et ouvrait le score. (0 -1). 

Les Lions enregistraient juste après les rentrées de Nodé et de JB qui portaient l'effectif à 12. Contre 16 Crosnois ça n'était qu'un moindre mal. Enfin à onze sur le terrain, les Lions n'en menaient toujours pas large : le porteur du ballon était sans cesse harcelé par des adversaires plus vifs et plus agressifs, parfois au-delà du strict nécessaire. Ainsi, le numéro 10 adverse se voyait menacé, après deux grosses fautes sur Marcelin puis Bruno, d'être exclu du terrain par l'arbitre du soir, qui n'était autre, vous vous en doutez, que le coach adverse. Ces menaces ne devaient être que de pure forme. De son côté Nodé, sur son deuxième ballon, essuyait une bonne semelle au-dessus du genou qui le contraignait à poursuivre la rencontre la cuisse sanguinolante. 

Inévitablement, ayant pris un ascendant total sur la rencontre, Crosnes doublait la mise sur une merveille d'action collective : un joli jeu à trois en dédoublement sur le côté gauche permettait aux roses de retrouver leur numéro 10 dans l'axe, qui, après deux gri-gris diaboliques, adressait une frappe lobée depuis l'entrée de la surface, qu'Alex ne parvenait à repousser. (0 - 2). Jusqu'à la mi-temps, les Lions continuèrent à subir, sans pouvoir jamais sortir la tête de l'eau, mais bouillants intérieurement de l'esprit vil qui régnait désormais sur le match. Ils frôlaient ainsi la correctionnelle lorsque l'avant centre adverse faussait compagnie à la défense pour frapper fort au but mais Alex sauvait d'un superbe arrêt la mise à ses coéquipiers.

A la pause, Thomas, devant des Lions héberlués, annonçait "bien sentir" la suite, jugeant l'adversaire "très prenable". Optimisme aveuglé ? Ou feint ? Sur le moment, Marcelin et Nodé se chargeaient de lui remettre les pieds sur terre mais vingt minutes plus tard le grand Chti pouvait sourire : les Lions avaient égalisé. De fait, l'entame de la deuxième période avait vu les Lions jouer plus haut et parvenir, pour la première fois de la rencontre à conserver - un peu - le ballon pour s'aventurer plus durablement dans la moitié de terrain de l'adversaire. Néanmoins, la domination de Crosnes poursuivait son cours, seulement moins étouffante. 

C'est ce brin d'oxygène qui permit aux Lions de revenir au score : ainsi, sur un long dégagement de Romain qui cherchait Manu, le libéro adverse commettait une lourde bévue et remettait l'attaquant bleu en position idéale. Manu s'enfonçait alors dans la surface et d'un plat du pied décroisé superbement dosé, réduisait la marque. (1- 2). Cinq minutes plus tard, sur une action un peu similaire partie d'une longue balle aérienne, Yvan se montrait plus vif que son adversaire et entre deux joueurs au sortir d'un duel bien physique à l'orée de la surface, réussissait à glisser sur la gauche le cuir à Manu qui doublait la mise avec sang froid. (2-2).

Pour les Lions, ce retour en grâce semblait miraculeux mais ils commençèrent à croire en leur étoile. Quant à l'adversaire, il éprouvait bien du mal à accepter que son emprise totale sur la rencontre ne lui apporte pas mieux que les points du match nul. La tension montait ainsi encore d'un cran. Le n°10 adverse adressait quelques vilaines injures à Romain après un duel un peu musclé, les fautes se multipliaient et c'est ce moment-là que choisit l'arbitre pour influer sur le cours de la rencontre. A la suite d'un corner adverse, le ballon était repoussé par Bruno vers l'entrée de la surface où Nodé jaillissait pour devancer le numéro 10 adverse qui se laissait alors tomber sans que le moindre contact n'ait été à déplorer. Abusé - ou sciemment complice - l'arbitre se jetait sur son sifflet, tandis que Nodé se contenait pour ne hurler que des protestations polies. A l'entrée de la surface, le coup-franc était idéalement placé et le numéro 10, l'auteur même du grand numéro de théâtre, se faisait un plaisir de nicher, d'une superbe feuille morte, le ballon dans la lucarne droite d'Alex. (2 -3). Quand on pense que l'abitre l'avait menacé d'expulsion au bout d'une demi-heure de match, et qu'il avait encore accumulé les fautes depuis. Un diable de joueur dont les qualités footballistiques étaient malheureusement inversement proportionnelles à l'esprit sportif.

Inutile de décrire la rage intérieure qui animait les Lions après cette forfaiture. Ils en tirèrent en tous les cas l'énergie pour continuer à aller de l'avant dans cette rencontre aux relans de fiel. Ainsi, sur une jolie contre-attaque, Fred parvenait à s'enfoncer côté gauche et à centrer tendu devant le but où Manu et le gardien adverse se disputaient le ballon, repoussé en catastrophe par la défense adverse. Puis, à l'issue d'un débordement de Nodé, les Lions obtenait un corner sur lequel Manu dévissait un peu sa tête mais donnait à Bruno derrière lui l'occasion de frapper. Sans succès non plus. Entre-temps, Crosnes n'était pas passé loin du KO, trouvant la barre sur un centre raté qui avait trompé la vigilance d'Alex puis frappant par deux fois tout près des montants. A cinq minutes de la fin du temps réglementaire, les Lions amorçaient encore une belle contre-attaque partie des lignes arrières. Le ballon parvenait à Marcelin dans le rond central qui voyait Nodé et Manu filer dans la profondeur. Le milieu bleu s'apprétait à doser son ouverture lorsque l'arbitre, jugeant probablement l'action dangereuse pour son équipe, sifflait soudainement et lachement la fin de la partie, achevant de couvrir d'un voile nauséabond une rencontre qu'il faudra vite oublier. Indubitablement, Crosnes s'était montrée bien supérieure. Mais les Lions ne méritaient pas de la perdre ainsi. La mine dépitée, ils rentraient aux vestiaires se réconforter tandis que Nodé s'en allait distiller quelques vaines remontrances au responsable adverse. 

Il faut dire qu'avec 5 défaites et un nul pour une seule victoire, le coach a des raisons d'être tendu et des questions à se poser. Il est décidément grand temps que le Président vienne reprendre les choses en main...


 
 
Par Nodé
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Lundi 12 novembre 2007

Boissy-Lions 3-1

But: Manu ( passe de Bruno)


L'avant Match

Les dirigeants léonins se sont arrachés les cheveux tant il devient difficile de composer avec un effectif miné par les blessures des uns (Charles, Benoît, Etienne) et les bobos des autres (Alex, Fred). A ces absences, il fallait ajouter celles, moins inquiétantes mais tout aussi pesantes, de Romain, Jib et Nodé qui pour des raisons juridique, médiatique et familiale (resp.) devaient renoncer à rencontrer un adversaire méconnu des lions.

On crut même un instant que les lions allaient abdiquer sans jouer lorsque Thomas, appuyé par Antoine, suggérait de déclarer forfait à deux heures du coup d'envoi. Il fallut que le président rappelle son frère à l'ordre et que Romain, en vieux sage, fasse émerger le souvenir d'une victoire léonine dans des conditions similaires pour convaincre les deux hésitants de faire le déplacement. Les dirigeants avaient parlé. Les lions allaient donc jouer.

 Mais c'est une équipe diminuée constituée de neuf éléments et privée de ses anciens qui devait se rendre en terre boisséenne. Sur le papiers, une fois n'est pas coutume, les lions étaient donc archi outsiders. Pourtant, c'est un sentiment partagé qui habitait les bleus dans un vestiaire exigu et chauffé par la fièvre des hommes : le sentiment dominant et raisonnable que les lions allaient se battre pour limiter les dégâts était mitigé par l'idée inavouable, mais tellement plus stimulante, qu'une victoire ou un nul constituerait un exploit historique pour le club. « N'est-ce pas l'improbable qui rend l'exploit magnifique » pensait Daniel en enfilant ses chaussettes.

 L'équipe

 A quelques minutes du coup d'envoi et en l'absence du coach habituel, une stratégie très défensive était unanimement adoptée par une équipe d'ores et déjà soudée avec une défense à 4 qui plaçait Bruno en libéro derrière Yvan en stoppeur, Marcel et Daniel occupait les côtés. Devant eux, Manu et Jo allaient s'employer à occuper les intervalles en jouant bas en défense de zone. Antoine en relayeur et Thomas en position de finisseur devaient semer le trouble dans la défense adverse sur les occasions rares que les lions se créeraient.

 Le Match

 Après 5 minutes d'échauffement sur un terrain rouge moucheté de flaques dont l'une au moins pouvait prétendre au rang de mare, l'arbitre local donnait le coup d'envoi à 20h précise. Les jaunes, motivés par l'idée de manger du lion entamaient le match dare-dare mais manquaient d'intelligence dans le jeu pour déstabiliser des lions très appliqués. Ceci se concrétisait par un jeu déséquilibré à droite de la défense des lions. 

Il faut dire que l'application des lions à appliquer leur stratégie coûte que coûte empêchait très souvent leurs adversaires d'écarter les ballons. Sur les quelques ouvertures boisséennes, la défense glissait bien et interceptait même quelques ballons. Ce fut d'abord Bruno qui d'un long ballon par-dessus la défense trouvait plein axe un Manu plus rapide que les défenseurs mais qui devait être sévèrement séché à l'entrée de la surface de réparation. Le coup franc de Marcel, quoiqu'il fit frissonner le gardien local, n'était pas cadré. Premier avertissement sans frais pour les jaunes, qui conservaient la possession de balle sans se montrer réellement dangereux. Ils tentaient bien quelques tirs lointains mais aucun n'inquiétait vraiment un Djino rassurant sur ses prises de balle.

 Agressifs sur l'homme, les lions parvenaient même à inquiéter l'adversaire de plus en plus souvent. Provoquant la défense sur le côté gauche, Thomas obtenait d'abord un bon coup franc aux allures de petits corners que marcellin tirait au premier poteau mais qui trouvait la tête du libéro adverse. Le contre jaune était dangereux et rappelait aux lions que leur infériorité numérique ne leur autorisait aucune erreur. A la demi-heure de jeu, la bonne maîtrise des lions énervait même la défense adverse qui se montrait de plus en plus âpre. Mais à une faute aérienne du libéro sur Manu (qui lui valu quelques minutes d'inconscience), Thomas, époustouflant par ailleurs dans son travail défensif, répliquait dans la foulée par un tacle en rupture sur le même homme qui constitua sans qu'on s'en doutât un évènement déterminant pour la suite du match : le libéro devait sortir et c'est l'avant centre adverse qui prenait son poste.

Dans la minute suivante, sur un ballon difficile remis au centre par Marcellin, Bruno dégageait fort par-dessus la défense adverse. A peine remis de son choc, Manu prenait la défense de vitesse et achevait le mouvement avec sang froid en lobant d'abord le portier adverse puis en envoyant le ballon avec le genou dans le petit filet après 35 minutes de jeu. 0-1

 A 1-0, l'improbable devenait possible.

La suite fut une succession d'interceptions de Yvan, plus rapide que son attaquant, de Bruno, Marcel et Jo qui avortaient tour à tour des attaques de plus en plus vigoureuses. Les lions étaient au bord de la rupture et le coup de sifflet de l'arbitre se faisait de attendre. Les lions rompirent à la 53ème minute suite à un enchainement d'erreurs. Un dégagement au pied de Djino était d'abord mal contrôlé par Thomas qui laissait partir le milieu de terrain adverse, celui-ci était stoppé in extremis par Yvan qui remettait sur la gauche à Marcellin, l'arrière latéral tardait à dégager vers un Jo mal placé et c'est le même milieu de Boissy qui récupérait la ballon, crochetait vers l'intérieur et d'une frappe lourde à l'entrée de la surface, projetait la balle dans le petit filet gauche de Djino. 1-1  L'arbitre sifflait la mi-temps.

                               

                                Pas de changement du côté des lions à la mi-temps. La victime de Thomas en première mi-temps, numéroté 6,  entrait à la pointe de l'attaque boisséenne. Les lions, déterminés à tenir le score, subirent un enfer pendant 15 minutes. Tout-à-coup organisés, les jaunes maintenaient un pressing terrible et chipaient, à deux, le ballon à Daniel, puis transmettaient au numéro 6 qui bénéficiait d'un contre favorable de la main et frappait tel une mule en plein milieu sous la barre de Djino qui ne pouvait rien faire. 2-1 Euphorique, le numéro 6 profitait d'une position de hors-jeu non sifflée sur un ballon dans le dos de la défense juste après que les lions aient perdu la balle sur leur engagement pour crucifier une seconde fois Djino en 2 minutes. 3-1 La messe était dite.

 On saluera tout de même la combativité des lions qui n'abandonnèrent pas et se créèrent même des occasions franches en deuxième mi-temps. Hélas, les 3 tirs mous de Thomas étaient trop précipités et il oubliait d'abord Jo sur sa gauche, puis Manu sur sa droite. Ce fut Antoine un peu plus tard qui avait l'occasion de lober un gardien hésitant et avancé mais les débauches d'énergie touchaient maintenant tous les lions et le lob trop court était aisément repris par le gardien. Sur un corner au premier poteau de Manu, il tenta de se rattraper d'une tête piquée magnifique qui frôla le poteau gauche de Boissy. Dans la foulée, Marcellin lançait Manu seul dans l'axe du but mais l'arbitre signalait une position de hors-jeu peu évidente, puis c'est Jo qui tentait du gauche un tir trop difficile du gauche en fin de match. Dans les dernières minutes, sur un corner adverse, Daniel remettait de la tête vers son propre but, la balle semblait se diriger inexorablement vers la lucarne mais d'un bond arrière aux accents de fosbury, Marcellin dégageait de la tête dans un geste spectaculaire. Dans les dernières minutes, Marcellin obtenait un coup-franc dangereux à l'entrée de la surface qu'Yvan ne transformait pas.


 L'après match

Les lions ne ramèneraient donc qu'un point d'un match qui méritait mieux et s'ils ne tiennent pas encore leur match référence, ils peuvent s'enorgueillir d'une prestation remarquable dans un contexte très difficile. L'âme en paix et le coeur léger, Thomas était plus que jamais fier d'appartenir aux lions et jurait qu'avec un effectif plus fourni, la victoire eut été assurée. Si la solidarité et l'état d'esprit dont ont fait preuve les lions étaient conjugués avec un retour de quelques blessés et absents, on pourrait envisager un avenir des plus radieux pour ce collectif séduisant qui aura à coeur de battre les viets à la maison, dès lundi. La médiatisation de l'équipe via l'ouverture du site internet participera sans doute à redonner aux lions l'envie de victoire dont ils ont le goût sur les babines.

Johann Legault

Par Lions
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Lundi 29 octobre 2007

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Lundi 30 octobre 2007 Montreuil
Coupe de Paris


Lions de Ménilmontant- Inter6  0-2

L'équipe: Djino_JB-Alex ( puis Yvan)-Romain-Daniel_ Marcelin-Jo-Bruno-Nodé_Thomas ( puis Manu)-Antoine

Lundi soir, les Lions ont déjà fait leurs adieux à la coupe, éliminés dès le premier tour après un match qu'il faudra vite oublier. Défaits 2 à 0 sur leur terrain par l'Inter 6, ils pourront pourtant regretter longtemps cette occasion manquée de se lancer dans une compétition qui leur avait si bien réussi la saison dernière. Du charme des match à élimination directe, et de la tension d'éventuels pénaltys en fin de rencontre, ils devront faire leur deuil. 

    
Blessure d'Alex
Tout avait pourtant si bien commencé. Dès l'entame de la rencontre, les Lions s'étaient installés dans la moitié de terrain adverse et avaient monopolisé le ballon. Avec deux remplaçants sur le banc, ils pouvaient ne pas craindre de craquer physiquement sur la fin. Mais décidément, cet automne n'est pas avare en coups durs : à peine dix minutes après le coup d'envoi, Alex sortait sur blessure. Les Lions perdaient là un de leurs plus vigoureux combattants et devaient remanier la défense, en l'absence de Charles, toujours écarté des terrain par des tendinites persistantes. Yann passait libéro aux côtés de Romain et les Lions poursuivaient leur domination. 
Malheureusement, la lucidité manquait pour terminer des actions qu'ils initiaient pourtant admirablement. Le jeu au sol, partant de derrière mettait les lignes adverses sens dessus-dessous mais les bleus balbutiaient leur football lorsqu'ils s'agissaient de faire la différence devant. Contre Carlesimo, il y a un mois, c'était par manque de spontanéité. Cette fois-ci, c'était par trop de précipitation et de simplicité : il manquait souvent un contrôle avant d'ajuster la dernière passe, les Lions abusant du jeu à une touche de balle dans des situations où il n'était pas nécessaire. Et l'oubliait lorsqu'il eut été décisif. Ainsi Thomas qui, à l'arrivée d'une jolie combinaison collective entre Nodé, Marcelin et Manu sur le côté droit, héritait d'un ballon en pivôt à vingt mètres des buts et n'avait plus qu'à le remettre simplement à Nodé qui filait dans l'axe mais s'emmêlait les pieds dans un dribble peu judicieux. Ou Nodé, qui remettait trop vite et trop fort un relais de Romain parti comme une fusée de ses lignes arrière, permettant au gardien de devancer le taureau transalpin. Mais à ce moment-là de la partie, on pouvait simplement penser qu'avec un peu de persévérance, les buts adverses allaient bien finir par être violés. 
Comme à la demi-heure de jeu, où Nodé faisait la différence côté droit puis centrait au point de pénalty mais Manu était devancé par le libéro adverse. Ou cinq minutes plus tard, lorsque Marcelin perçait au milieu et lançait Nodé qui filait inscrire du plat du pied un but refusé pour un hors-jeu plus que litigieux. Pendant ce temps-là Djino passait des minutes tranquilles dans ses buts, quasiment jamais sollicité en cette première période. 
Et à la pause, les Lions pouvaient se montrer confiants tant la possession du ballon était en leur faveur. Et ne pas encore trop s'inquiéter de l'absence de franches occasions de but. On voyait mal comment l'Inter 6 pouvait réussir à prendre l'avantage.

 
L'occasion de Manu pour les lions
D'autant que la deuxième mi-temps repartait sur les mêmes bases et qu'au bout de cinq minutes, les Lions passaient tout près d'ouvrir le score. Sur une action partie des lignes arrière avec une récupération d'Yvan, très fort dans l'anticipation, le ballon était remonté par Bruno puis Marcelin qui lançait Manu vers la surface. L'appel de ce dernier était parfait et lui permettait de se présenter seul face au gardien. Les Lions avaient déjà presque levé les mains mais l'attaquant bleu manquait totalement son plat du pied qui passait au-dessus. A sa décharge, c'était-là sa première occasion de la partie. 

On y était presque, pensait-on malgré tout. C'était oublier que le destin d'un match tient à peu de chose : ce but manqué n'était pas une ultime étape vers la concrétisation de la victoire mais le côche raté. Car dans la foulée, l'adversaire se procurait lui aussi sa première occasion, grâce à son attaquant de pointe, terrible de vitesse et de puissance qui, d'un contrôle, mettait JB dans le vent puis frappait dans un angle fermé, trouvant l'extérieur du petit filet. Les Lions avaient eu chaud. La stratégie adverse était fruste mais commençait à payer : les longs ballons aériens profitaient du vent favorable et les deux attaquants de l'Inter commençaient à faire souffrir la défense léonine. Puis à la prendre à défaut. 
0-1 Ainsi, sur une nouvelle longue ouverture, une erreur de placement de la ligne de défense mettait JB en infériorité numérique contre deux attaquants adverse à l'entrée de la surface. Le premier le bloquait (n'y avait-il pas obstruction ?) tandis que l'autre récupérait le ballon et filait crucifier Djino d'un puissant tir croisé. 

A 0-1, les carottes n'étaient pas encore cuites, il restait 35 mn de jeu mais le coup de massue était difficile à encaisser. L

0-2 Les Lions peinèrent à s'en remettre et l'adversaire en profita, une nouvelle fois par l'intermédiaire de son diabolique avant-centre. Tout en puissance (avec encore une légère obstruction et un probable hors-jeu non signalé(1)), il se débarassait de JB pour, après un relais, pénétrer dans la surface et tromper de près un Djino impuissant

Menés désormais par deux buts d'écart, les Lions, en proie au doute, perdaient une partie de leur lucidité et de leurs moyens. Les contrôles ratés, les passes imprécises se multipliaient, derrière comme devant, tandis que les offensives, plus chaotiques, continuaient d'être gâchées par des choix erronés. Les lignes s'écartaient de plus en plus, les défenseurs craignant de plus en plus ces longs ballons aériens de l'adversaire et le bloc équipe se retrouvait écartelé, ainsi mis dans l'impossibilité de construire. 

Corner de Jo et tête de Bruno
A un quart d'heure de la fin, les Lions n'étaient néanmoins pas loin de réduire l'écart : d'abord sur un corner de Jo au premier poteau où Marcelin enlevait de la tête une balle de but à Bruno. La sienne, plus difficile, filait malheureusement à côté des cages. 
Puis Nodé en pivôt remettait en retrait pour Marcelin qui l'alertait à nouveau dans la profondeur. L'accélération du numéro 10 faisait la différence, mais bien entouré de trois joueurs, il était contraint de frapper du pied gauche. Le ballon était bien cadré mais manquait un peu de puissance et le gardien parvenait à s'en emparer. Et si Manu, seul au second poteau, l'avait appelé...

Frappe de Marcelin
A cinq minutes de la fin, Nodé venait cette fois récupérer un ballon dans sa moitié de terrain et accélérait de nouveau. Il se débarassait de trois joueurs puis mettait Marcelin en position de tir à 25 m des buts adverses. Tandis que Jo appelait le ballon sur la gauche, le milieu bleu tentait la frappe. Mais un appui glissant l'empêchait de lui donner toute la vigueur nécessaire et le cuir venait se nicher à nouveau dans les gants sûrs du gardien adverse. 

Cela devait être la dernière chance des Lions. Au coup de sifflet final, c'étaient des mines déconfites qui regagnaient péniblement le vestiaire. Les Lions avaient raté leur match et l'avait payé cash. Ils le savaient. Ils pouvaient toujours remettre en cause un arbitrage un peu tendancieux, c'est le cas aussi de votre dévoué chroniqueur, c'était avant tout à eux qu'incombaient les responsabilités d'une défaite oh combien évitable. Certes, les décisions d'un arbitre, curieusement très lié avec l'adversaire, avait avivé l'énervement de Marcelin et Nodé, qui avait subi de nombreuses fautes non-sanctionnées. Sans parler du but refusé en première mi-temps. 

Mais le mal était ailleurs. Ce n'était pas le meilleur qui avait gagné ce soir-là, mais celui qui avait marqué. Après tout, c'est là l'essence de ce sport. Le coach devra y réfléchir s'il veut conserver la confiance du Président...

 

Par Guillaume Nodé-Langlois
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Lundi 22 octobre 2007

Lundi 22 octobre 2007 Stade Léo-Lagrange de Bondy ( 93)

AS Bondy- Lions de Ménilmontant 0- 3

Marcellin 0-1
Marcellin O-2 ( passe de Jo)
Thomas 0-3 ( passe de Manu)



Voir le site de l'adversaire

Votre devoué serviteur avait eu le nez creux : les Lions ont bien renoué avec le succès lundi soir, par un 3-0 cinglant à l'extérieur en terre dionysienne. Et dire que le coach avait un instant songé à annuler le match en raison des grèves persistantes dans les transports.
 
Immédiatement, un Jo surmotivé avait entraîné ses camarades pour faire pencher la barre en faveur du maintien. Bien lui en a pris. Les Lions sont presque tous arrivés à
Bondy avec une bonne demi-heure d'avance, découvrant avec délectation qu'ils étaient reçus en grande pompe sur une magnifique et vaste pelouse, digne des plus grands clubs européens. Pour nos adeptes du beau jeu, c'était là un bel augure. 

Si les premières minutes du match étaient plutôt à l'avantage des locaux, sans qu'il n'y eut vraiment de menace sur la défense bleue, les Lions prirent rapidement l'ascendant : cette fois-ci, ils étaient rentrés dans le match comme il le fallait, se montraient plus vifs que leurs adversaires et poursuivaient leur effort de cohérence dans la construction du jeu, avec la même organisation que la semaine passée. Rapidement, le danger se faisait sentir sur la cage des joueurs de Bondy : alternant le jeu court ou les phases éclairs, les Bleus se mirent plusieurs fois en position d'ouvrir le score dans le premier quart d'heure. 

C'était Etienne qui s'offrait la première occasion franche, à l'issue d'un beau mouvement collectif entre Nodé, Bruno puis Yvan sur le côté droit, mais sa tranchante frappe du droit était  détournée par le gardien. 
Quelques instants plus tard, l'attaquant bleu avait de nouveau la balle du 1-0 dans les pieds lorsque Nodé héritait d'un ballon ratissé avec autorité par Marcelin sur la ligne médiane, slalomait entre les milieux verts puis perçait plein fer dans la surface avant de feinter la frappe et glisser le ballon à Etienne, tout seul au point de penalty. Malheureusement, le tir de ce dernier manquait un peu de sang froid et ne trouvait pas le cadre. 

Blessures de Fred et Romain
Pendant ce temps, ce n'était pas les attaques vertes qui inquiétaient le coach, parfaitement muselées par une défense toujours ausssi intraitable mais les pépins physiques de ces joueurs : Fred abandonnait ses coéquipiers au bout de vingt minutes parfaites de présence physique et de lucidité technique, la cuisse gênée par un vilaine douleur, puis Romain lui succédait dix minutes plus tard, laché par ses adducteurs. Il faut dire que ce dernier n'avait pas ménagé sa fougue depuis le début de la rencontre : à ses habituelles courses défensives pour anihiler inlassablement toutes les percées en profondeur des attaquants adverses, il avait ajouté plusieurs rushs successifs sur le front de l'attaque, excité comme un poussin par les immenses espaces offerts par le vaste pré vert. Sur l'un d'entre eux, après un joli relais avec son capitaine au milieu du terrain, il avait offert un caviar à Yvan qui s'enfonçait dans la surface mais une nouvelle fois le gardien vert s'était interposé. Puis il s'était lancé dans une accélération aussi impressionnante que folle, où, sur un dribble long, il avait tenté de reprendre dix mètres au latéral droit adverse. L'action avait failli s'avérer décisive mais c'était l'effort de trop et quelques minutes plus tard, il avait dû rejoindre le banc, la mort dans l'âme. 

Doublé de Marcellin 
0-1 et 0-2 Heureusement, les Lions avaient un banc riche ce soir-là et s'étaient déjà mis à l'abri auparavant grâce, par deux fois, à Marcelin : d'abord sur un corner direct diabolique où il avait trouvé la lucarne opposée, sans que les plus perfides des Lions n'osent évoquer une quelconque réussite involontaire. Puis sur une frapppe à l'extérieur de la surface d'abord contrée par un défenseur, puis sur laquelle le gardien commettait une invraisemblable boulette avant que ce jeu de billard ne s'achève au fond des filets. Après moultes réflexions, la direction du journal a décidé d'attribuer ce but à Marcelin, rappelant que le foot amateur a un esprit plus généreux que son homologue professionnel : la frappe n'était certes probablement pas cadrée au départ mais c'est l'intention de marquer que l'on retiendra. Décision qui fera au passage le bonheur de Jo, auteur de la dernière passe, trop latérale et loin du but aux dires de certains esprits retords mais qui lui permettra de rentrer aussi dans les statistiques des Lions. 

A 2 - 0, le football des bleus continuait de s'épanouir, de manière superbement équilibrée entre l'axe et les côtés : Nodé se régalait à lancer ses ailiers dans l'espace et les corners se succédaient pour les Lions. Malheureusement, le capitaine léonin se montrait particulièrement maladroit sur la plupart d'entre eux et à l'exception d'un seul où Marcelin tentait, sur un second ballon, une reprise de volée qui filait dans le ciel, ces coups de pieds de coin n'offraient aucune occasion nette. 

Les Lions inscrivaient néanmoins un troisième but par l'intermédiaire d'Yvan qui filait côté droit et marquait dans un trou de souris mais il était refusé pour un hors-jeu dicutable. Cela-dit, il faut rendre hommage à l'excellente prestation du coach adverse au sifflet: rarement un arbitre maison aura su faire preuve d'autant de probité, s'attirant le respect de tous et les félicitations répétées des Lions à la fin de la rencontre. 
Juste avant la pause, c'était un défenseur qui s'offrait la possibilité d'aggraver le score : Daniel, après avoir remonté le ballon sur le côté droit, était tranquilement allé vigoureusement poursuivre son chemin au coeur de la surface adverse tandis que le jeu avait basculé côté gauche. Manu et Thomas avait bien combiné et d'un beau centre, le ballon était revenu à destination de Daniel seul au six mètres. D'une tête plongeante appliquée, le défenseur léonin croyait avoir fait la différence mais le gardien s'était bien détendu pour sortir une nouvelle fois le ballon. Quel plaisir de voir un défenseur léonin dans la surface adverse sur une phase de jeu non-arrêtée : c'était bien la preuve définitive du jeu collectif retrouvé des Lions.

    A la mi-temps, Fred et Romain restaient définitivement sur le banc, Alex sentait le besoin de souffler à son tour, Nodé cédait également sa place et c'était une équipe totalement inédite dans sa configuration qui reprenait place sur le terrain : en défense, Yvan et Marcelin, qui avait pris courageusement leurs responsabilités, occupaient l'axe central, Antoine jouait provisoirement milieu défensif dans l'axe tandis qu'Etienne occupait le couloir droit. 

Quart d'heure difficile
C'était probablement un peu trop de boulversement pour permettre à l'équipe d'enfoncer le clou et d'en planter encore deux ou trois, que l'on pouvait pourtant espérer à la pause. Il faut dire également que les Verts revinrent remontés sur le champ de bataille, désireux de sauver leur honneur malmené. Ainsi, pendant un bon quart d'heure, les Lions furent aux abois, incapables de garder longtemps la balle en leur possession. La raison en était avant tout tactique : la défense bleue, où les quatre hommes maîtisaient techniquement les débats, jouaient néanmoins trop bas et avaient fait reculer de dix mètres tout le bloc équipe, écartant l'espace entre les lignes, notamment entre le milieu et l'attaque : les milieux défensifs ne pouvaient plus vraiment s'appuyer sur des attaquants proches d'eux en pivôt pour remonter efficacement le ballon et les Lions étaient retombés d'un coup dans ce travers du jeu trop direct et vertical. Opérant en contre-attaques souvent vaines, ils voyaient le ballon revenir sans arrêt dans leur camp, comme les vagues inlassables de la marée montante. En revanche, la maîtrise technique restait en leur faveur et pas une seule fois, la défense ne fut pris en défaut, Djino continuant de s'ennuyer dans les buts, à l'exception de quelques ballons aériens sur lesquels il s'imposait avec maestria. 

Au bout de ce quart d'heure difficile, le coach mettait fin à cette fantaisie organisationnelle : Alex reprenait sa place dans l'axe de la défense aux côtés de Marcelin, Nodé rejoignait le milieu du terrain et Antoine le côté droit. A nouveau, les Lions jouèrent un peu plus haut et la liaison milieu-attaque reprit des couleurs. Bruno se faisait plaisir sur une lourde frappe lointaine malheureusement non cadrée (ce qui n'échappait pas à la sagacité de Marcelin) et, la fatigue de l'adversaire aidant, les espaces s'ouvraient pour les offensives léonines. Une nouvelle série d'occasion devaient ainsi fleurir dans les vingt dernières minutes : Jo, sur son côté, posait des problèmes insolubles à son vis à vis qui ne parvenait pas à lui prendre le ballon, et lançait à plusieurs reprises Manu sur le côté gauche. Prenant une fois le dessus sur le latéral adverse, ce dernier parvint à remettre le ballon dans l'axe d'une belle passe que Nodé laissait subtilement passer entre ses jambes, mettant Antoine sur orbite de l'autre côté de la surface. Celui-ci contrôlait et adressait une superbe frappe travaillée qui frôlait la lucarne. Rageant tant l'action était belle et tant un troisième but aurait rendu nos Lions sereins. 
D'autant plus qu'après cette occasion, les Lions ne passait pas loin du coup dur. Marcelin était parti couper une offensive adverse le long de la ligne de touche et adressait une passe imprudente en retrait à Yann qu'un attaquant vert interceptait. Celui-ci filait alors vers le but et délivrait une frappe sêche partie pour faire mouche. 


Djino, de la race des grands gardiens
Mais le propre des bons gardiens est d'être décisifs sur les rares arrêts à accomplir. Djino rappelait alors, s'il en était encore besoin, qu'il fait partie de ceux-là, en repoussant, d'une belle détente et les mains fermes, le ballon avec autorité. Cela devait être en tout cas la seule occasion franche des verts au cours des qutre-vingt-dix minutes. JB et Daniel, sur les côtés, avaient livré un match plein de rigueur et de présence physique comme de justesse dans les passes et avaient contraint l'adversaire à revenir dans l'axe où les Romain, Alex Yvan, Marcelin et Bruno leur avaient sytématiquement coupés l'herbe sous le pied, rendant le problème quasiment insoluble pour l'adversaire.  


Après cette demi-frayeur, les dix dernières minutes allaient permettre aux Lions de prendre le large. Manu continuait son travail de sape sur le côté gauche et retrouvait Thomas en retrait qui alertait Nodé à 25 m du buts. Ce dernier envoyait alors Etienne déborder sur le côté droit de la surface dont le centre parfait ne trouvait malheusreusement pas preneur, Thomas ayant oublié de venir se placer au second poteau. Puis le capitaine léonin héritait d'un ballon dans le rond central et, voyant la défense verte remonter, adressait un ballon plein champ à destination d'Antoine dont l'appel parfait avait déjoué le piège du hors-jeu. Un peu appuyée, la passe permettait malheureusement au gardien vert de sortir de sa surface et de devancer Antoine de justesse. Tandis que les deux protagonistes se heurtaient, le ballon revenait dans les pieds de Manu qui, d'une jolie frappe enroulée, trouvait le cadre. Le but était malheureusement refusé, l'arbitre jugeant qu'Antoine avait fait faute dans le choc. 

Manu et Thomas achèvent Bondy
0-3
Mais l'occasion suivante devait être la bonne : reprenant un dégagement adverse, Nodé alertait Manu de la tête sur le côté gauche, qui résistait au latéral adverse et attirait à lui le libéro avant de délivrer une passe magnifiquement dosée au coeur de la surface où Thomas s'était bien positionné. D'un plat du pied magistral, Thomas reprenait le ballon sans contrôle, qui fusait hors de portée du gardien et secouait les filets adverses. A 3-0 la messe était dite, la victoire prenait une forme accomplie mais les Lions ne s'en contentait pas : il faillit bien y avoir 4 - 0 lorsque Nodé recevait un ballon bien récupéré par Antoine sur la droite et bénéficiait d'un bon écran de Thomas aux trente-cinq mètres pour prendre de vitesse la défense verte et filer vers les buts. A bout de course et tenaillé par les crampes, il tentait un tir croisé piqué, oubliant de regarder au second poteau où Etienne avait fait l'effort de suivre sa course endiablée. Le cuir filait au-dessus des buts pour un beau gâchis. Qu'en tant que coach, il ne manqua pas de tancer, engendrant un douloureux dialogue schyzophrénique rendu ontologiquement inévitable par le cumul de ses fonctions. 

L'essentiel, néanmoins, était fait et la rencontre se terminait donc sur une belle victoire et un bilan élogieux : une bonne dizaine d'occasions dont trois concrétisées, une seule occasion concédée pour aucun but encaissé. La saison des Lions semble définitivement lancée.

 

Par Guillaume Nodé-Langlois
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Lundi 15 octobre 2007

Lundi 15 octobre

Lions de Ménilmontant-Paris XXème : 1-1

O-1
1-1 But de Thomas passe de Nodé


Les supporters des Lions devront encore s'armer de patience pour fêter le premier succès des Lions cette année mais la dernière rencontre de leur équipe fétiche a de quoi les rassurer : certes, un match nul à domicile contre Paris XX° ne fait pas rêver mais les Lions ont fourni leur première prestation achevée de la saison, dans un contexte qui avait tout du piège. 

Face à une équipe dont on ne présente plus la roublardise ni les qualités techniques, les Lions se présentaient en effet sans leur gardien titulaire et dépourvus du moindre remplaçant sur le banc. Pire encore, il fallait céder le sifflet arbitral au coach adverse, peu réputé pour son impartialité. Le Président assumait alors courageusement ses responsabilités et enfilait de manière décidée le costume et les gants du gardien, tandis que le coach modifiait l'organisation en musclant le milieu de terrain pour un 4-4-2 des plus classiques, Fred rejoignant Bruno dans l'axe et Nodé montant aux avant-postes. L'année passée, les Lions avaient toujours largement surclassé cet adversaire en première mi-temps avant de se faire inévitablement rejoindre au cours de la seconde. 

Cette fois-ci, le schéma s'est inversé.  Car Paris XX° a attaqué la partie tambour-battant : plus vifs dans les duels face à des Lions un peu en dedans, ils monopolisaient le ballon et leurs combinaisons rapide à une touche de balle contraignaient les Lions à faire de terribles efforts de replacement pour enrayer leurs offensives. Malgré tout, la défense restait bien en place : Romain et Alex demeuraient impassables dans l'axe, JB et Daniel bloquant bien les côtés. 

Paris XX° devait donc se contenter, malgré sa domination, de frapper de loin, ce qui permettait au Président de peu à peu prendre confiance à son poste inédit et de réaliser un sans faute sur les arrêt qu'il eut à faire. Devant, la tache était bien difficile pour Thomas et Nodé : les rares ballons que les Lions parvenaient à négocier étaient souvent trop rapidement remontés et l'on abusait des longs ballons en profondeur sur lesquels Nodé partait s'épuiser sans parvenir à menacer réellement la défense adverse. 

0-1 Logiquement, malgré la vaillance des défenseurs léonins, Paris XX° ouvrait le score au bout d'un quart d'heure : son libéro montait soudainement pour orchestrer une belle attaque qui partait s'épanouir sur le côté droit. Monté jusqu'à l'entrée de la surface, il recevait un ballon donné en retrait,  s'ouvrait d'un crochet une angle de tir et parvenait, malgré la charge conjointe de Romain et Alex, à décocher une superbe frappe enroulée, légèrement contrée, qui venait mourir dans le petit filet gauche de Benoît. 

Il y avait de quoi s'inquiéter après ce but, qui pouvait légitimement renforcer encore la confiance des visiteurs. Pourtant, c'est l'inverse qui se produisit : sur l'engagement, les Lions faillirent égaliser. Parti de Nodé, le ballon passait rapidement mais posément entre les pieds de Bruno, Fred, Antoine pour une belle action sur le côté droit qui permettait à ce dernier de filer sur le flanc de la défense adverse et retrouver Nodé d'une belle passe à ras de terre. A l'entrée de la surface,  l'attaquant léonin tentait la frappe croisée sans contrôle mais la balle filait de peu à côté. 
Et tout d'un coup, le match changeait d'âme : Bruno et Fred remontaient intelligemment d'un cran tout le bloc du milieu et venaient ratisser plus vite et plus haut un nombre incalculable de ballons dans les pieds de leurs adversaires. 
On trouvait davantage Nodé en pivôt devant parce que le ballon circulait de manière plus réfléchie entre les pieds léonins et Thomas commença à se montrer dangereux. 
D'abord à la réception d'un talonnade (la première d'une longue série) en profondeur de son numéro 10 qui lui permettait de s'enfoncer dans la surface mais son tir du gauche était contré. Puis à la suite d'une magnifique contre-attaque partie de Bruno et Fred au milieu qui avaient alertés Antoine sur le côté droit. Ce dernier faisait alors la différence et adressait une superbe passe à destination de Nodé qui s'enfonçait à hauteur du point de penalty. Serré de près par son vis-à-vis, Nodé talonnait alors sans contrôle vers le deuxième poteau où Thomas arrivait seul. Ce dernier tentait alors la frappe enroulée, malheureusement trop molle pour tromper la vigilance du gardien. 

La finition n'était décidément pas au rendez-vous mais le jeu des Lions avait enfin trouvé une identité, plutôt agréable à regarder qui plus est. Les attaques placées en triangle avec Yvan et Bruno d'un côté, Antoine et Fred de l'autre commençaient à faire perdre son calme à l'adversaire, rarement serein de toute façon, et les invectives entre joueurs verts se multipliaient. C'était bon signe.

    A la mi-temps, Daniel se proposait pour remplacer Benoît dans les buts et les Lions repartaient confiants, conscients d'avoir trouvé un véritable fond de jeu. 

Blessure du Président
Un coup dur devait malheureusement les frapper rapidement : sur une extension, le Président se déchirait les ischios de la jambe gauche et quittait prématurément ses camarades. 

A dix contre onze, la tâche devenait compliquée mais, aussi étonnant que cela puisse paraître, cette défection ne freina en rien l'élan et la qualité du jeu léonin. Au fil des minutes, on sentait l'égalisation quasi-inéluctable : Nodé continuait de jouer en pivôt entre les lignes adverses pour alimenter Antoine ou Thomas sur les côtés, Bruno et Fred maitrisaient les débats au milieu et derrière, Yvan était venu remplacer Daniel, pour la même réussite, aux côtés de l'impériale charnière centrale et de JB. Les Défenseurs prenant confiance, impatients aussi de voir leur équipe égaliser, ils se lançaient les uns après les autres à l'abordage pour créer le surnombre au milieu tandis que l'adversaire payait peu à peu sa première demi-heure trop dynamique. 

Romain ratissait ainsi un ballon devant ses trente mètres, le remontait et le transmettait à Bruno qui, d'une ouverture aérienne superbe, alertait Antoine le feu-follet sur son flanc droit. Le contrôle de ce dernier dans la course était parfait et il embarquait  stoppeur et  libéro adverses pour démarquer Nodé, en embuscade à l'orée de la surface, qu'il trouvait d'une passe latérale entre les deux défenseurs. Nodé contrôlait le ballon et se retrouvait seul dans une position qu'il affectionne. Mais craignant le retour d'un adversaire dans son dos, il se précipitait un peu et forçait sa frappe du droit qui filait au-dessus de la barre. Au probable grand dam intérieur de ses coéquipiers, notamment de ses défenseurs qui tenaient la baraque derrière. 

Mais le découragement n'était plus de mise, bien au contraire. Antoine et Nodé se trouvaient presque les yeux fermés, forts de longues saisons passées ensemble à Toulouse et chez les Lions version 2002 - 2004. Sur deux coup-francs, Nodé rendait la pareille au plus jeune des Sireyjol, qui l'imitait dans son manque de réussite : sur le premier, le capitaine le trouvait au point de penalty pour une reprise du droit un poil trop écrasée que le gardien parvenait à capter. Sur le second, quasiment au même endroit, l'appel d'Antoine dans la diagonale était parfait mais sa tête retournée passait au-dessus de la barre.


1-1 Cela devenait crispant mais les Lions insistaient et voyaient leur mérite et leur talent enfin récompensés : sur un ballon remonté collectivement sur le côté gauche par JB et Romain, Thomas héritait du cuir le long de la ligne de touche. Bien serré par son chien de garde, il remettait en retrait à Fred qui avançait et voyait Nodé appeler le ballon en pivôt devant la surface. La passe était sêche et parfaite, et Nodé prenait à défaut toute la défense en déviant d'une talonnade le ballon au coeur de la surface où Thomas avait bien suivi le coup. L'attaquant lion, dans une position très excentrée, réussissait alors à frapper du gauche avant la sortie du portier adverse qui voyait le ballon lui passer sous le ventre et s'en aller secouer les filets. 
A 1-1, les Lions continuaient de presser leur adversaire. Romain se lançait dans un grand rush mais son échange avec Thomas tournait court. Puis Nodé lançait Alex dans la surface qui perdait son duel avec le stoppeur adverse. Pendant ce temps, Bruno devait veiller au grain, pour compenser les montées d'Alex et Romain, qu'un coach éberlué aperçut quelques secondes ensemble aux avant-postes. 

Plus rien ne devait néanmoins changer le cours des événements et les Lions accueillaient à la fois soulagés et frustrés les trois coups de sifflet de l'arbitre. Frustré d'être passés à côté d'une victoire à leur portée. Soulagés et rassurés d'avoir retrouvé un jeu collectif présentable et des occasiosn de buts. Reste à les mettre davantage au fond. C'est la lourde responsabilité qui pèse désormais sur les attaquants. Dès lundi prochain à Bondy, on saura si le jeu léonin est vraiment de retour avec, pourquoi pas, une première victoire pour se lancer définitivement dans ce championnat

Par Guillaume Nodé-Langlois
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