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Vendredi 26 septembre 2008
Le match de lundi est programmé à 20 h 30 porte de la Chapelle au stade du 56 Boulevard Née.
Les aveyronnais jouent en rouge et le terrain est en synthétique.
Le stade est juste à côté du bowling, derrière la station essence.

Voir le site de l'adversaire

Attention à l'horaire : le match est à 20 h 30, le RV à partir de 19 h 45

Merci de confirmer votre présence directement sur le site

Bon we à tous

Tom

Par Lions
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Jeudi 25 septembre 2008

Lions – Bondy : 2-4 (0-0)


Buts Lions: Manu + Quentin
 

            En ce Lundi 22 Septembre, les Lions effectuaient leur rentrée des classes footballistique. Peu de choses semblaient avoir changé par rapport à l’année dernière : même cour d’école (stade M.HILSZ), mêmes uniformes, et quasiment les mêmes camarades. De rares nouvelles têtes venaient compléter une classe bien fournie. On retrouvait sur la liste des absents les dispensés  habituels (Charles, Benoît) ou plus ponctuels (Etienne, JB). Mêmes les adversaires de Bondy étaient bien connus puisque affrontés l’an dernier (3-0 chez eux  et 1-2 chez nous).

 

Serait- ce  pour cela que les Lions dédaignèrent de préparer cette rentrée ? Surestimant les acquis de l’année dernière, la majeure partie de l’équipe préféra réviser mollement leur gamme devant la Ligue des champions plutôt que d’entreprendre un travail physique. Sans en arriver aux devoirs de vacances (travail foncier), une révision rapide (match amical) n’aurait pas été du luxe. L’enthousiasme de la rentrée régnait cependant dans le vestiaire, chacun prenait plaisir à relacer les crampons et retrouver ses camarades.

 

            Au coup d’envoi, on retrouvait une équipe des Lions dans son schéma habituel en 4-4-2. Djino tenait son but devant une défense à plat qu’il connaît bien désormais bien : Alex et Romain prenaient l’axe, épaulé de Daniel à droite et Antoine à gauche. Au milieu, Bruno devant la défense et Guillaume plus offensif, occupaient l’axe. Manu à gauche et Quentin, nouvelle recrue de la famille Nodé,  avaient la responsabilité des côtés. Yvan et Thomas occupaient les avants postes alors que Nico prenait en charge l’arbitrage.

 

            La première mi-temps engagée, les deux équipes se livrèrent un combat qui monta crescendo. L’équipe adverse, dotée de bons techniciens, faisait bien tourner le ballon et sans être très dangereux, prenait le jeu à son compte. Les lions, bien organisés, formaient un bloc compact et résistaient aux assauts adverses. Sur quelques ballons distillés (ou balancés…), les Lions de l’attaque essayaient de développer des contres rapides dans un jeu direct. Notamment notre nouvelle recrue, Quentin, sur son côté droit, faisait admirer sa technique et sa vitesse, proposant des solutions et amenant le danger jusque sur le but adverse. A la pause, le score demeurait vierge (0-0) mais les (faibles) ressources physiques étaient déjà entamées.

Le coach injecta un peu de sang neuf avec les rentrées de Nico et de Guillaume, autre nouveau dans l’équipe, au milieu, alors que Fred était déjà rentré en première période. La seconde mi-temps repartit plutôt sur les mêmes bases : Bondy dominait et poussait pour concrétiser alors que les Lions se révélaient solides mais placés un peu bas n’occupant que trop sporadiquement le camp adverse. Il fallut une frappe puissante et précise du n°11 adverse pour débloquer le score au bout d’une dizaine de minutes (0-1). Les Lions accusèrent le coup et encaissèrent peu de temps après un second but après une perforation dans l’axe (0-2). Heureusement, Manu rendit espoir aux siens quand sur un dégagement de Djino, relayé par Quentin, il s’en alla tromper le gardien d’un lob astucieux, hors de la surface, qui confirmait ses talents de goléador (1-2).Cette réduction du score fût de courte durée car sur une touche adverse supersonique, Djino se laissait tromper par le rebond et Alex, dans un élan désespéré ne put, faute de choix, ni contrôler ni dégager le ballon qui mourrait dans les filets (1-3). Le clou fut à nouveau enfoncé sur une belle incursion adverse dans la surface qui finit par un tir en pivot, une fois de plus malheureusement, remarquable de précision (1-4). Confirmant ses belles aptitudes offensives, Quentin réduit la marque sur un beau contrôle orienté qui effaça un adversaire pour aller aligner le gardien adverse avec sang-froid (2-4). Un but, une passe décisive et du volume de jeu, la cellule de recrutement a bien œuvrée… Les changements s’intensifiaient, Marcellin rentrait lui aussi après un retour sur Paris tardif, les Lions poussaient en cette fin de match mais le score en resta là (2-4). Ils saluèrent un adversaire qui ne vola pas son match et qui fit preuve d’un état d’esprit très correct. Après la douche, quelques irréductibles allèrent retrouver leur habitudes au rade du coin (mais où est passé notre serveur habituel ?) pour déguster quelques mousses en débattant sur des sujets de fond tel que la branlée de Bordeaux à Chelsea, la vraie valeur de l’OM, les pieds carrés de Malouda, les limites à la connerie de Domenech….

 

            Si le résultat ne fût pas au rendez-vous, la reprise fût plaisante et nous sommes plein d’espoir à l’orée de cette nouvelle saison et de son nouveau programme…dès lundi prochain chez les cafetiers aveyronnais.

 

 

 

 

 

 

 

Par Lions
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Vendredi 11 juillet 2008















Assemblée2008 générale du 28 juin 2008

 

Le 28 juin 2008, l'assemblée générale annuelle de l'association Les Lions de Ménilmontant s'est réunie à Neauphles sous le marronnier .

 

En présence de :

Guillaume

Romain

Benoît

Bruno

Alexandre

Charles

Thomas

Antoine

Jean-Baptiste

 

Absents :

Marcellin

Manu

Etienne

Johann

Daniel

Fred

Djino

 

Etaient invités

Nicolas

Quentin

 

Après constat que le quorum est atteint et que l'assemblée peut valablement délibérer, l'assemblée s'est ouverte sur l'ordre du jour suivant :

. Les comptes annuels

. Le budget et la cotisation 2008/2009

. Le fonctionnement administratif

. Le fonctionnement sportif

. Divers

 

Résolution n°1

 

Romain expose la situation financière de l'exercice 2007/2008 et constate que le budget est équilibré avec un solde bénéficiaire de 173,96 € qu'il propose de réaffecter à l'exercice 2008/2009. Il fournit le détail des comptes par mail.

 

L'assemblée approuve les comptes et le principe de réaffectation des 40 € et donne quitus au trésorier de sa gestion.

 

La résolution est adoptée à l'unanimité.

 

Résolution n°2

 

Le budget 2008/2009 ne doit pas être supérieur à celui 2007/2008 : le coût d'arbitrage prévu pour 2008/2009 est compensé par le surcoût du flocage (200 €) des maillots pour apposer le logo des lions.

 

Ce faisant, la cotisation 2008/2009 est maintenue à 70 € par membre. Un appel de cotisation doit intervenir à la suite de l'assemblée générale.

 

La résolution est adoptée à l'unanimité.

 

Résolution n°3

 

Sur le fonctionnement administratif et pour répondre à une demande récurrente des membres, il est décidé pour les convocations aux matchs qu'elles restent maintenues par mail mais complétées par une inscription sur le blog des Lions. Elles doivent intervenir au plus tard le jeudi. Pour la mise en œuvre de ce nouveau mode de fonctionnement, l'assemblée nomme Thomas, qui l'accepte, et se charge de lui transmettre les coordonnées des équipes adverses.

 

Sur le fonctionnement administratif, et à la suite d'une proposition de Thomas, l'assemblée décide de déposer un nom de domaine pour la somme globale estimée à 10 €. Thomas, qui s'est proposé, est en charge de la mise en œuvre de cette décision.

 

La résolution est adoptée à l'unanimité.

 

Résolution n°4

 

Sur le fonctionnement sportif, Romain et Guillaume informent l'assemblée que le changement de poule a été demandé. Il est en cours d'instruction. L'association est en attente d'un retour de la Ligue.

 

Sur le fonctionnement sportif, il est décidé de recourir à un arbitrage plus systématique. Pour ce faire, Romain s'est proposé pour faire désigner par la ligue un arbitre affecté à l'association. Sa convocation est réalisée par Thomas à l'occasion des convocations des joueurs.

 

Sur le fonctionnement sportif, Guillaume infirme son souhait de démissionner des fonctions de coach. Les présents l'en félicitent et entérine cette décision. En cas d'absence le coach désignera un remplaçant.

Sur le fonctionnement sportif, l'association se fixe comme objectif de faire un entrainement mensuel soit le WE (samedi matin) soit en semaine selon les opportunités. En outre, il est prévu d'améliorer l'échauffement d'avant match en prévoyant un échauffement collectif en vue de limiter les blessures notamment ainsi que les mauvais débuts de match.

 

La résolution est adoptée à l'unanimité.

 

Résolution n°5

 

L'association a le plaisir d'accueillir deux nouveaux membres, Quentin, frère de Guillaume, et Nicolas qui a déjà rejoint l'équipe en fin de saison. Nous leur souhaitons la bienvenue.

 

L'association note le projet piloté par Antoine d'organiser un déplacement au Portugal sur un WE ordinaire de mai juin 2009. Les propositions sont attendues pour fin novembre en vue d'une décision collective ferme pour la fin décembre.

 

La résolution est adoptée à l'unanimité.

 

Après constat que l'ordre du jour est épuisé, l'assemblée générale est levée.

 

 

 

 

            Guillaume                                Romain                                   Benoît             

 

 

Par Lions
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Mercredi 11 juin 2008

Lions: vous êtes tous attendus au tournoi de la Justice. Pour l'instant, nous ne sommes que 4 : Nodé, Romain, moi, et un revenant: le mythique Gwen!

Toutes les infos:

http://tournoi-justice-football.over-blog.com/

Merci de vous inscrire ci dessous! A + Tom

Par Lions
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Lundi 21 avril 2008
Crosnes - Lions de Ménilmontant : 4 - 6
 
    Décidément, le printemps réveille toujours les fauves de la porte de Montreuil. L'année dernière, il avait été l'occasion pour eux de rejoindre Crosnes in extremis à la tête du classement. Cette année, la vague printanière les a emmenés triompher de Bondy (2-1), obtenir un nul convaincant contre le leader Boissy (2-2) pour achever ce mois d'avril sur une soirée de folie à Crosnes. Et quelle soirée ! Meilleure défense du championnat, l'équipe léonine a concédé 4 buts lundi soir. Mais son attaque, l'une des moins en réussite de la compétition, a fait par six fois mordre poussière à l'adversaire.

Au cours d'une rencontre où ils se sont montrés parfois magiques, tantôt fébriles et qui aura ménagé le suspens jusqu'à son terme.

    L'entame du match devait réserver deux bonnes surprises aux Lions : la ligue avait opportunément dépêché un arbitre officiel pour diriger les débats et la première mi-temps était prévue sur une magnifique et vaste pelouse digne du Camp Nou. On le sait, les joueurs parisiens ne sont jamais autant à l'aise que dans ces larges espaces verts : cette mi-temps en fut une éclatante confirmation. La largeur du terrain leur permit en effet de faire parler leur maîtrise collective et la rigueur de leur placement pour un résultat sans appel : Crosnes allait accuser quatre buts de retard à la mi-temps. Il n'avait pas fallu bien longtemps aux bleus pour prendre l'avantage au tableau d'affichage. Le temps pour Nodé de placer un beau coup franc enroulé des 25 mètres, qu'un gardien vigilant avait détourné du bout des doigts et pour Etienne de trouver ses marques après dix mois d'absences. Ce fut alors l'heure de la démonstration. Après une intervention pleine d'autorité d'Alex devant sa surface, le ballon parvenait dans les pieds de Nodé qui orientait le jeu côté droit vers Romain qui combinait rapidement avec Daniel pour filer tout en puissance sur l'aile et centrer dans la surface où Etienne surgissait pour tromper le gardien d'une tête décroisée. 0-1.

L'attaquant bleu récidivait cinq minutes après : dans le rond central, Nodé contrôlait du bout du pied un dégagement aérien de Romain, Ivan héritait du ballon et lançait rapidement Etienne dans la profondeur qui prenait de vitesse le stoppeur adverse et ajustait tranquilement le gardien d'un plat du pied droit. 0-2.

Mais le plus beau était à venir : sur une attaque brouillone de Crosnes, Daniel renvoyait sêchement le cuir dans les 35 m adverses où Etienne mystifiait son vis à vis d'une aile de pigeon sans contrôle et enchaînait d'une magistrale frappe lobée qui prenait le gardien totalement au dépourvu et retombait sous la barre. 0-3.

Que dire de Crosnes pendant tout ce temps-là ? Pas grand chose : l'équipe rose était parvenue en quelques occasions à frapper de loin, tirs sur lesquels Djino s'était montré impeccable, mais elle se montrait bien incapable de créer le décalage pour percer la si solide défense léonine. Pire, les buts encaissés commençaient à échauffer les esprits et l'arbitre devait user du sifflet et de la voix pour obtenir que les locaux conservent leur sang froid. Le numéro 10 adverse devait néanmoins quitter provisoirement ses camarades à la demi-heure de jeu, ayant hérité d'un carton jaune bien mérité après avoir coupé un tranchant débordement de Nodé d'un tacle par derrière.

Les Lions n'avaient pas besoin d'une telle aubaine mais ils ne se firent pas prier pour profiter de l'infériorité numérique adverse : une fois encore, Romain apportait le danger par un jaillissement opportun. Après sur une impériale récupération d'Alex, le milanisto flairait un bon coup, montait d'un cran et, idéalement relayé par Thomas au-delà de la ligne médiane, s'en allait faire parler sa vitesse pour achever sa course folle dans la surface et crucifier le gardien d'un pointu imparable. 0 - 4.

A la pause, les Lions pouvaient alors bomber le torse. Ils avaient largement tenu tête à Crosnes dans la maîtrise du jeu et s'étaient montré d'une efficacité diabolique. Restait à tenir les 45 minutes suivantes.
    En effet, Crosnes revenait remontée du vestiaire et la rencontre allait rapidement changer de physionomie. Le terrain stabilisé, moins vaste, facilitait la tâche des fins dribbleurs crosnois et gênait davantage la circulation de balle léonine. La fatigue, et un peu de fébrilité, conduirent les Lions à jouer de plus en plus bas et à se débarasser trop vite du ballon. Crosnes commençait à y croire. Ce fut d'abord leur diabolique meneur de jeu qui parvenait enfin à tromper la vigilance de la défense parisienne après qu'un ballon aérien eut pris de court Romain et Alex,du magistral extérieur du pied gauche. 1 - 4.

Puis les Lions concédait un pénalty sur une faute de leur libéro, venu couper l'attaquant adverse qui s'enfonçait dans la surface. Bien placé, le ballon filait hors de portée de Djino. 2 - 4.


La tempête ne faisait que commencer et le navire léonin semblait déjà en passe de chavirer. De plus en plus recroquevillés devant leur surface, incapables de conserver le ballon plus de 15 secondes, les joueurs parisiens faisaient contre mauvaise fortune bon coeur : rarement avait on vu Thomas participer autant aux tâches défensives et couvrir tant de terrain.

Et que dire d'Etienne, que l'on vit à plusieurs reprise s'acharner comme un beau diable pour enrayer, près de sa propre surface, là un débordement, là une passe, en plus de l'extraordinaire débauche physique dont il faisait preuve pour exploiter les rares ballons qui parvenaient aux avant-postes. Quant aux autres, ils n'étaient plus qu'efforts défensifs. Malgré tout, le danger devait se rapprocher encore. 
En dépit de l'autorité de Djino sur sa ligne, qui repoussait longtemps l'échéance malgré la multitude de corners que les Lions concédaient, Crosnes parvint à réduire encore l'écart à sa plus maigre expression. Sur un ballon repoussé de la tête, un ailier rose adressait des dix mètres une frappe croisée tout en puissance qui faisait mouche. 3 - 4

    Le ton, déjà peu serein, devait monter encore d'un cran. Romain frôlait l'expulsion provisoire après quelques propos trop vindicatifs envers l'arbitre et Nodé obtenait celle du capitaine adverse après l'avoir verbalement provoqué. Crosnes se montrait de plus en plus sûre de revenir et le montrait. Un peu trop. Sur une des rares sorties réussies de cette mauvaise passe, avec en conclusion, un bon tir d'Ivan, les Lions obtenaient un corner. Le capitaine léonin s'en chargeait et trouvait JB démarqué au premier poteau. Malgré un ballon un peu trop en retrait, le latéral bleu parvenait d'un superbe coup de rein à l'emmener hors de portée du défenseur adverse et centrait fort devant la ligne de but où, Etienne, encore lui, surgissait pour trouer les filets du pied gauche. 3 - 5.

Les Lions pouvaient enfin respirer un peu et tenter de mettre le pied sur le ballon mais ce répit fut malheureusement de courte durée, Crosnes réduisant encore le score dans les minutes suivantes, par l'intermédiaire une fois de plus de leur numéro 10 que les défenseurs léonins, même à deux ou trois ne parvenaient plus à juguler. 4-5

Pourtant, l'équipe parisienne semblait un peu plus sereine : le but marqué leur avait redonné le soupçon d'espoir qui leur manquait depuis le début de la seconde période et parvenaient davantage à profiter des larges espaces que les joueurs de Crosnes laissaient désormais derrière eux. Une première fois, Nodé faillit en profiter, à l'issue d'une récupération enchaînée d'une accélération rageuse mais il était une nouvelle fois vilement sêché par un adversaire peu scrupuleux qui s'en tirait miraculeusement sans carton. Puis à l'issue d'une belle remontée collective, Ivan frappait fort de l'extérieur de la surface contraignant le gardien à relacher le ballon qu'un Etienne opportuniste faillit parvenir à repousser dans les buts.4-6

La délivrance devait intervenir à cinq minutes de la fin. Ivan, d'une touche astucieuse trouvait Nodé aux 35 mètres adverses. D'une feinte de corps, celui-ci éliminait un joueur puis emmenait deux défenseurs dans la surface avant de remettre le cuir dans l'axe où Etienne arrivait lancé. D'un magistral plat du pied voleyé, ce dernier signait alors un historique quintuplé et envoyait les Lions au paradis.

Le coup était trop rude pour Crosnes et surtout trop proche de la fin de la rencontre. Les trois dernière minutes furent encore l'occasion pour Djino de prouver sa solidité sur une frappe lointaine et les coups de sifflets de l'arbitre libéraient des Lions tenaillés par les crampes, les jambes marquées par les chocs, le dos douloureux mais aux visages radieux. Il y avait de quoi. Venir triompher de Crosnes chez elle n'est pas un mince exploit. C'est même un précédent pour les Lions. Quant au quintuplé d'Etienne, il rentre lui aussi dans les annales. De quoi regretter ces dix mois passés sans lui. Avec le retour au plus haut niveau de Manu, les progrès de Thomas, les Lions auraient alors pu rêver de titre. Ce sera peut-être pour l'année prochaine...Mais ne mégotons pas trop et savourons pour l'instant dignement cette glorieuse soirée.
Par Lions
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Mercredi 2 avril 2008
Entre le match contre le leader à domicile ( Boissy le lundi 14 ) et le déplacement chez ne deuxième ( Crosnes le lundi 28), il va falloir tenir la forme. Je propose donc un match sur le terrain de la Justice le jeudi 24.

Rassurez vous, je serai de votre côté! Merci de vote confirmer votre présence

Tom
Par Lions
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Vendredi 14 mars 2008
RV lundi soir pour match à 19 h 30 sur notre terrain

merci de confirmer
Par Lions
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Lundi 18 février 2008
Paris XX° - Lions de Ménilmontant : 2 -2
 
Manu
Romain (passe de Nodé)


C'est à quelques minutes près que les Lions ont échoué lundi soir dans la conquète de la deuxième place du classement, concédant, dans les derniers instants du match, le nul face à Paris XX°. Les deux équipes se sont séparés, comme elles en ont pris l'habitude depuis trois ans, sur un score de parité assez logique. Pourtant, les regrets sont légitimes pour les hommes de Nodé, passés tout près d'un 3-0 qui aurait sans nul doute clos le destin de la rencontre. Cela-dit, on ne se plaindra pas du résultat tant cette rencontre s'annonçait bien mal : le coach n'avait enregistré aucun retour de l'infirmerie, qui avait accueilli en sus Benoît la semaine passée, JB et Antoine annonçaient au dernier moment leur défection et condamnaient un Bruno malade à chausser courageusement les crampons. Même douloureuse décision pour Nodé, blessé, qui s'apprêtait tranquillement à coacher son équipe depuis le banc de touche mais, en raison du faible effectif, devait se rendre à l'évidence et rejoindre ses coéquipiers sur le pré vert.
    Pour une fois, les Lions n'étaient pas les plus mal lotis, puisque Paris XX° se présentait sur le terrain à 9 et permettait à son aversaire de poser très sereinement son jeu pendant les dix premières minutes avant l'arrivée des deux derniers titulaires verts et d'un remplaçant. Opportunément les Lions avait profité de cette aubaine pour prendre l'avantage au score : la modification tactique du coach, plaçant Charles en milieu axial et décalant Fred sur le côté avait permis aux bleus de varier davantage leur remontée de balle et de faire tourner efficacement le ballon. Le jeu à trois mettait à mal l'équipe adverse qui souffrait évidemment largement de son infériorité numérique et  à l'issue d'une belle combinaison entre Charles, Thomas et Manu, ce dernier débordait sur l'aile gauche puis centrait. Le ballon était contré mais revenait dans les pieds de l'ailier bleu qui décochait alors soudainement, dans une position très excentrée, un tir diabolique qui achevait son vol dans la lucarne opposée. Du grand art. 0-1
    Fort de cet avantage au score, et malgré les renforts qui portaient l'effectif adverse à onze, les Lions poursuivaient leur domination. La complémentarité de Bruno et Charles faisait merveille malgré la fièvre qui pénalisait le premier et Fred et manu offraient des solutions intéressantes sur les côtés. Nodé parvenait tout de même à accélérer de temps en temps malgré ses adducteurs douloureux. Une première fois, le capitaine léonin faussait compagnie au libéro adverse pour centrer en retrait à destination de Thomas mais la balle échappait avant-centre bleu, et à Manu derrière lui. Puis  Romain effectuait une première montée où, relayé par une jolie talonnade de Nodé, il parvenait à filer sur l'aile. Pour une fois, un appel au premier poteau permettait d'embarquer la défense et de démarquer Fred en retrait, ce qui n'échappait pas à la sagacité de Romain qui lui adressait alors un centre idéal. Un peu en bout de course, Fred vrillait malheureusement son plat du pied droit. Mais ce n'était que partie remise pour Romain.  Sur un de ses dégagements, Nodé parvenait à contrôler le ballon malgré la charge du latéral adverse puis accélérer. Il évitait dans sa course un tacle assassin et plongeait dans la surface où le gardien venait à sa rencontre. Juste avant d'être fauché par les deux pieds de ce dernier, il transmettait sur sa gauche le ballon à Romain qui avait bien suivi son action. Le libéro bleu n'avait alors plus qu'à contrôler et placer sereinement le ballon au fond des buts. 0 - 2.
    Pendant ce temps là, Paris XX° n'avait pas montré grand chose offensivement. Leur attaquant, terriblement vif et démoniaque dribbleur, était parfairement jugulé par Ivan et Romain, tandis que Daniel et Mamadou bloquaient bien les côtés. Mais il fallait rester vigilant : le libéro adverse se muait fréquemment en meneur de jeu en montant rapidement malgré ses 120 kgs pour créer le surnombre au milieu voire dans la surface. Cependant, jusqu'au dernier quart d'heure, les Lions ne seraient jamais pris en défaut, contraignant l'adversaire à frapper de loin, parfois de belle manière : ainsi, une frappe de l'extérieur déclenchée à 25 m venait flirter avec l'angle gauche des buts de Djino, qui passait une soirée bien tranquille jusque-là, anticipant parfaitement les ouvertures adverses pour se saisir du ballon et soulager efficacement sa défense.
    La deuxième partie du match devait d'abord renforcer les espoirs léonins d'une victoire supplémentaire : à trois ou quatre reprises, ils allaient frôler le but du KO. C'était d'abord sur une récupération haute de Bruno qu'une action collective s'épanouissait sur la droite du terrain, où  Fred et Nodé combinaient rapidement pour porter le danger devant la surface. Nodé y trouvait  Thomas qui, d'un superbe crochet, s'ouvrait l'espace et tentait une frappe du gauche directement sur le gardien. Alors que Manu était tout seul à sa gauche, attendant l'offrande d'un doublé presque tout fait...Quelques instants plus tard, une première vague léonine était repoussé par la défense adverse mais le ballon revenait dans les pieds de Charles au quarante mètres : The Rock s'avançait un peu puis adressait une merveilleuse ouverture à Nodé qui avait déjoué le piège du hors-jeu et filait sur la gauche de la surface. Il parvenait à devancer de justesse le portier adverse qui sortait vite et adressait du bout du pied un petit lob, qui retombait cruellement juste au-dessus de la barre. Cette minute du match fut la plus décisive : à quelques centimètres près, les Lions ne prenaient pas le large, et dans l'action qui suivait, ces quelques centimètres manquèrent aussi Djino pour s'emparer du ballon sur un centre aérien de l'attaqua adverse. ll ne parvenait qu'à le repousser légèrement et le libéro adverse profitait de l'aubaine pour réduire le score. 1 - 2
    A partir de cette minute de folie, le match devait changer d'âme. Le placement défensif des Lions perdait de sa rigueur, notamment sur les ailes où Mamadou abandonnait désormais trop souvent son poste de latéral, Manu son couloir droit, Fred et Charles leurs tâches défensives, offrant à un Paris XX° requinqué de nombreuses possibilités d'égaliser : les situations chaudes se multipliaient dans la surface léonine où Romain et Ivan devaient fréquemment dégager en catastrophe, concédant de fréquents corners. Au milieu, un Bruno esseulé voyait régulièrement les verts en supériorité numérique et malgré tout son courage, ne parvenait plus à endiguer leurs offensives. Néanmoins, les Lions n'étaient pas sevrés d'occasions : Romain faisait encore parler la poudre sur une montée tranchante où son relais avec Fred lui permettait de percer dans la surface mais oubliait Thomas tout seul à sa gauche pour tenter une frappe difficile que le gardien arrêtait. Dommage. Les offensives léonines, favorisées par le placement trop haut des ailiers léonins et par un adversaire qui se découvrait de plus en plus pour revenir au score, continuaient de s'épanouir sur les côtés où Nodé manquait malheureusement deux fois de précision dans des centres pourtant faciles. Sur un corner, Manu trouvait la tête du grand Charles qui faisait sentir le vent du boulet à la défense adverse. Haut dessus. Puis Nodé, bien lancé par Daniel, se lançait dans une action individuelle au cours de laquelle, il mettait dans le vent le libéro adverse d'un contrôle orienté pour filer vers la surface, poursuivi par deux défenseurs verts dont il contenait le retour mais, à bout de force, légèrement déséquilibré par un contact probablement licite, s'écroulait avant de frapper aux buts. Frustrant. Une belle frappe de Bruno, alerté en retrait par Manu à l'entrée de la surface, prenait ensuite le chemin des filets mais, dans une magnifique parade, le portier adverse sauvait les siens. Rageant.
    Dans les dernières minutes, l'hallali adverse se précisait. Les Lions, un peu à la peine physiquement, et toujours mal placés au marquage récupéraient miraculeusement une touche après plusieurs tentatives adverses successives. Daniel adressait une longue touche à Nodé qui parvenait le long de la ligne à se retourner mais se retrouvait enfermé entre trois joueurs . Manquant un peu de lucidité, il ne pensait pas à chercher une nouvelle touche, tentant à la place un dribble difficile et se faisait chiper le ballon qui revenait sur 30 m par une action ultra rapide au milieu de joueurs bleus dépassés, dans la surface où le n°9 adverse prenait Ivan en défaut pour tromper ensuite Djino d'un tir croisé. A une minutes du coup de sifflet final. 2 - 2. Les Lions pouvaient se prendre la tête à deux mains, à commencer par leur capitaine qui se souvenait du Ginola de France-Bulgarie en 93. Avec le recul, ce match nul, aussi regrettable qu'il soit, y compris du point de vue comptable, est néanmoins logique et plutôt encourageant : les erreurs de placement sont à mettre sur le compte du repositionnement tactique des joueurs, choisi ou contraint par les blessures des autres, à qui il faudra encore un peu de temps pour trouver rigueur et automatismes. mais l'animation offensive et la relation milieu-attaque aura montré une tout autre expression que lors des matchs précédents. Les prochaines rencontres, face à des adversaires a priori moins coriaces que Paris XX°, à domicile qui plus est, devraient, nous l'espérons, en apporter la confirmation.
Par Lions
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Lundi 11 février 2008
Lions de Ménilmontant - Paris XX° : 2 - 1 ( match amical)
 
Buts: 
Edouard
Daniel (passe de Romain)
 
    Les Lions ont confirmé lundi soir leur bonne forme du moment au cours d'un match amical plaisant, sorte de répétition de la rencontre qu'ils joueront la semaine prochaine contre le même adversaire. Avec, au final, un succès acquis à l'arrachée mais loin d'être immérité. Si l'adversaire a eu la maîtrise du ballon, ce sont bel et bien les Lions qui se sont montrés les plus dangereux au cours des quatre-vingt-dix minutes, récompensés par deux buts en fin de match. Cette victoire amicale eut été une opération en tout point positive si elle ne s'était pas soldée par les blessures du président, que l'on risque de voir à nouveau écarté des terrains pour un petit bout de temps, et du capitaine, qui, les adducteurs en feu, a du abandonner ses coéquipiers à la mi-temps et dont la présence demeure très incertaine pour les prochaines rencontres.
    Dès le début du match, on avait retrouvé les deux équipes égales à elles-mêmes : les Lions pratiquaient un football sérieux, peinaient un peu dans l'organisation au milieu mais jouaient des contres tranchants tandis que Paris XX°, fort de sa qualité technique, gérait mieux la possession du ballon mais manquait de rigueur dans le placement défensif. C'était néanmoins les verts qui se montraient les premiers dangereux sur un corner où le libéro adverse au deuxième poteau, remettait en retrait de la tête à son avant centre, dont le coup de casque manquait de peu le cadre. Plus vifs dans le pressing, les verts asphyxiaient un peu les Lions qui s'en remettaient à leur défense pour offrir des occasions de contre. Celles-ci ne tardèrent pas : à chaque récupération, les arrières léonins alertaient rapidement  Nodé ou Manu, qui profitaient du marquage un peu lâche de l'adversaire pour porter le danger devant. Ainsi, le capitaine léonin faisait une première fois la différence et décalait parfaitement Thomas dans la surface dont le tir du gauche frôlait le poteau opposé. Bis repetita dix minutes plus tard lorsque Romain perçait plein fer au milieu, trouvait Nodé en appui qui le lançait dans le tempo au coeur de la surface. La frappe croisée du stoppeur bleu se contentait malheureusement elle aussi de flirter avec les montants adverses. Pendant ce temps, la domination des verts se heurtait à la solidité défensive léonine, et demeurait quelque peu stérile. A une exception près, sur une superbe frappe du n°8 adverse à l'entrée de la surface, où Djino faisait une nouvelle fois parler son talent. C'est à vingt minutes de la mi-temps que le premier drame devait survenir : sur une énième contre-attaque, Manu adressait à Benoît une passe en cloche sur laquelle ce dernier épousait parfaitement le ballon mais tombait soudainement à terre comme frappé par la foudre. le verdict fatal tombait : claquage ! Les débats reprenaient après que les Lions eurent aidé un Président bien déconfit à quitter le terrain, et accusaient un peu le coup. C'étaient néanmoins encore eux les plus dangereux en cette fin de première période, réussissant à quelques secondes de la pause une action de toute beauté à laquelle ne manqua que la réussite finale. Une merveille de jeu à une ou deux touche de balle leur avait permis de remonter le terrain depuis leur propre surface et Daniel, qui avait bien suivi son action, se retrouvait en position d'ailier sur la droite avant d'adresser un superbe centre en retrait sur lequel fred arrivait en position idéale mais ouvrait un peu trop son pied, ratant ainsi le cadre.
    La mi-temps sifflée, un Nodé grimaçant quittait à son tour définitivement le terrain et lançait à sa place la recrue du jour, Edouard (c'est en tout cas le prénom dont a souvenance le chroniqueur, peut-être à tort), qui réussissait une rentrée tonitruante. Disponible, collectif et battant, il devait être recompensé par un but plein d'opportunisme, nous y reviendrons. La deuxième période reprenait peu ou prou sur les mêmes bases que la première : Paris XX° monopolisait le ballon mais ne parvenait que rarement à inquiéter Djino. Le ton montait entre les joueurs verts, coutumiers des prises de bec mais aussi entre Thomas et le libero adverse qui répétait contre lui les fautes d'antijeu. Dans le vacarme qui régnait désormais sur le terrain, les verts parvinrent presque à ouvrir le score sur une terrible frappe au deuxième poteau mais le ballon s'écrasait sur la barre transversale. Puis, sur un coup-franc excentré, une erreur de marquage donnait au n°9 adverse, tout seul au second poteau, la possibilité de tromper Djino, mais son coup de tête manquait de réalisme. De leurs côtés les Lions continuaient à développer des contre-attaques rapides qu'ils gâchaient malheureusement trop souvent dans la dernière passe. Thomas était néanmoins tout près d'ajouter une unité à son compteur de but lorsque, bien décalé par Edouard sur un ballon repris à l'adversaire, il voyait le gardien mal placé et tentait, de loin,  un subtil extérieur du droit qui retombait sur la base du poteau. A 15 mn de la fin, c'était finalement les verts qui ouvraient le score : d'une petite ouverture lobée, ils parvenaient à placer leur attaquant en orbite dans la surface, qui ajustait Djino d'un tir imparable. L'action était entâchée d'une belle faute mais l'arbitre désignait impassiblement le rond central pour la remise en jeu. 0 - 1
    Sur la touche, coach et Président ne gôutaient guère ce coupable relachement et exhortaient leurs joueurs à un placement plus rigoureux, notamment sur les ailes. Ils allaient être servis : en cinq minutes, les bleus allaient retourner la tendance. D'abord sur un but de Thomas que l'arbitre refusait pour une faute de main au départ de l'action mais qui redonnait aux Lions du coeur à l'ouvrage. Vint ensuite un véritable festival offensif au cours duquel Romain apporta toute sa hargne, abandonnant un peu Charles en défense, pour la bonne cause. Le premier but vint de la droite : Daniel en défense mystifiait, d'un magnifique contrôle orienté, l'ailier adverse avant de trouver Bruno sur sa gauche, lequel avançait et lançait manu dans la profondeur. Le milieu bleu plongeait dans la surface et frappait fort au premier poteau. Le cuir percutait encore le montant droit de buts mais revenait cette fois dans les pieds d'Edouard qui, plein de spontanéité, trompait le gardien adverse. 1 - 1
     Puis Romain, se lançant dans une dernière percée rageuse sur le flanc droit, faisait la différence et parvenait dans un ultime effort à centrer fort devant le but où daniel, au départ de l'action, arrivait à point nommé pour catapulter le ballon au fond des filets, d'un plat du pied droit plein de sérénité. 2 - 1
    En cinq minutes, les Lions venaient de faire la différence et alors qu'une dernière vague bleue pleine de promesse s'épanouissait encore aux trente mètres adverses face à des adversaires qui ne parvenaient plus qu'à éructer reproches et insultes mutuelles, l'arbitre décidait qu'il valait mieux éviter à ceux-ci une plus lourde désillusion et mettait un terme aux débats. Qui devraient, à n'en pas douter, être encore plus animés dans une semaine où il faudra aux Lions beaucoup de calme et de sang froid pour rééditer, dans un match à enjeu, la même performance. En espérant par ailleurs que l'infirmerie aura libéré quelques joueurs pour permettre au onze de Ménilmontant de venir avec un banc correctement garni...Wait and see !
Par Lions
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Mardi 29 janvier 2008
 
Lundi 04 février 2008
Lions Menilmontant - Brioche Pasquier

Lions - Brioche pasquier : 1 - 0
 
Manu (passe de Benoît)
 
    Les Lions ont repris leur course en avant lundi soir par un succès contre Brioche Pasquier qui aura cependant laissé les spectateurs sur leur faim. De cette victoire acquise par la plus petite des différence sur un adversaire en infériorité numérique, on retiendra surtout, en plus des trois points supplémentaires au classement, la belle prestation du président après quelques semaines d'absences.
    Les débats avaient pourtant rapidement tourné à l'avantage des Lions, plus vifs sur le cuir, qui monopolisaient le ballon en le faisant habilement circuler entre les lignes. En l'absence de Charles et Alex, Yvan avait pris place aux côtés de Romain dans l'axe de la défense et constituait une précise rampe de lancement pour les offensives léonines, grâce à sa relance et sa technique balle au pied. La première demi-heure vit des Lions en mouvement permanent, combinant bien sur les côtés et l'infériorité numérique de l'adversaire facilitait les montées tranchantes de Romain ou d'Yvan qu'il n'était pas rare de voir fureter aux avant postes. A la dixième minute, l'équipe parisienne avait pris un avantage logique au terme d'une superbe séquence où le ballon était passé rapidement par les pieds de six bleus avant d'atterrir dans les pieds du Président au-delà du rond central. Ce dernier gratifiait alors le public d'une éblouissante feinte de corps pour se retourner puis accélérait, résistait à la charge d'un milieu adverse pour délivrer une passe limpide à destination de Manu, venu de son aile droite dans le dos des défenseurs. Lancé, l'homme providentiel des Lions contrôlait du droit en entrant dans la surface et, dans la même foulée, adressait du gauche, entre deux défenseurs, une frappe croisée qui laissait pantois le gardien adverse. 1 - 0
    Rendus euphoriques par cette belle réalisation, les bleus poursuivaient alors leurs mouvement et se procuraient plusieurs occasions concrètes : Nodé accélérait côté droit, et plongeait dans la surface, achevant son effort par un centre tendu à destination de Thomas au second poteau, qui trouait à nouveau les filets...du bras malheureusement. Le capitaine léonin continuait de travailler côté droit : à l'issue d'un duel perdu, il parvenait tout de même à chiper à nouveau le ballon à son adversaire le long de la ligne de corner et remettait en retrait pour Bruno, qui attendait, décidé, à l'entrée de la surface. La frappe de la tour de contrôle léonine ne trompait malheureusement pas la vigilance du gardien qui s'interposait avec brio. Benoît, décidément dans un grand soir, tentait de bien jolies choses comme cette belle frappe des vingt mètres à l'issue d'un diabolique contrôle orienté, mais le gardien était encore sur la trajectoire. Le Président passa quelques minutes plus tard tout près du chef d'oeuvre lorsqu'à nouveau alerté aux trente mètres adverses, il s'en allait, de ses dribbles chaloupés et imprévisibles, mystifier deux adversaires pour se présenter seul dans la surface. Toutes ses joueurs croyaient le break en poche mais le plat du pied de Benoît était contré impérieusement par le gardien, qui s'était bien couché. Le cuir revenait alors dans les pieds de Manu qui, peut-être trop allêché par la perspective d'un doublé, ignorait les appels de Nodé tout seul à sa gauche pour tenter une frappe difficile au milieu de deux défenseurs.
    A ma mi-temps qui n'en fut pas une, étant donné le retard pris pour débuter la rencontre, Bruno sortait et - est-ce une coïncidence - le jeu des Lions se délitait rapidement. La faute à un manque de rigueur dans le placement des milieux, un peu perdus par les changements effectués. Le coach manquait de lucidité pour replacer tout son monde et ce fut désormais un football on ne peut plus brouillon auquel Marcelin, venu en spectateur solidaire, eut droit depuis les tribunes. Le positionnement anarchique des Lions offrait une tactique ubuesque de 4 - 1 - 5, alors qu'ils ne menaient que par un but d'écart. Malgré les exhortations de Romain et Yvan derrière à un peu plus de tenue, l'équipe parisienne mit un temps fou - pratiquement toute la deuxième mi-temps - à remettre un peu d'ordre dans la boutique. Heureusement qu'une fois de plus, l'abattage de Fred et la solidité des défenseurs permit d'éviter le pire. On le frôla tout juste lorsqu'à une seule reprise, l'attaque adverse parvint à les prendre en défaut et placer le n°9 adverse en position idéale dans la surface. Ce fut alors au tour de Djino, c'est devenu une habitude, de sauver in extremis les Lions d'une terrible déconvenue : d'un arrêt réflexe de classe internationale, le gardien bleu contrait le tir puissant qui était ensuite dégagé par Romain. Un seul arrêt difficile à faire dans le match est le lot des gardiens des grandes équipes ; le talent des grands gardiens est de les réussir presqu'à chaque fois. CQFD.
Ayant frôlé la correctionnelle, le onze de ménilmontant redevint plus lucide même si son jeu ne retrouva pas les fastes du début de match : il s'offrit néanmoins deux occasions franches pour finir sur une note moins consternante que cette médiocre deuxième partie de rencontre. C'était d'abord Bruno, persévérant dans ses frappes lointaines, qui en délivrait une somptueuse, partie pour filer dans la lucarne, ce qui aurait été une bien juste récompense, mais une nouvelle fois, le gardien adverse faisait parler sa détente et détournait le cuir du bout des doigts. Puis c'était au tour de Mamadou, la recrue du jour, d'hériter d'une position favorable :  sur un nouveau débordement plein de fougue, Benoît s'arrachait au marquage de deux défenseurs et concluait son action par un centre en retrait lumineux : Nodé avait attiré la défense au premier poteau et Mamadou se trouvait seul aux dix mètres pour reprendre l'offrande mais ne cadrait pas son plat du pied. A l'ultime minute de jeu, sur un contre léonin rapidement construit depuis les lignes arrières, Benoît trouvait Thomas devant la surface qui tentait alors une passe tendue pleine de vista à destination de son capitaine parti dans le dos des défenseurs qui aurait méritée meilleur sort. Mais dans un joli réflexe, le libéro adverse l'avait détourné du bout du pied. La fin de la rencontre était sifflée quelques secondes plus tard et nos Lions s'en rentraient aux vestiaires frustrés de n'avoir pas su transformer en soirée de gala un match pourtant parti comme tel. 

De quoi leur rappeler quelques fondamentaux sur la rigueur du placemement et le repli défensif, qu'ils n'avaient pourtant ces derniers temps jamais négligé. Un laxisme sans conséquence cette fois-ci, qui pourrait leur coûter beaucoup plus cher demain s'ils devaient persévérer dans cette voie...Au coach de jouer.
Par Lions
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