Stade municipal de Sivry Coutry, route du stade 77115.
Après quelques années sous la marque de décathlon ''kipsta'', les Lions, via le frère de
Florent, rejoignent LA marque du football fondée en 1920 en Angleterre.
A priori ce mini-tournoi réunira une équipe de détenus, une équipe de surveillants ,l’équipe du ministère de la Justice et éventuellement les Lions.
Les matchs se dérouleront de 9 h à 11 h 30 sur le terrain de la maison d’arrêt. Une remise des prix aurait
lieu à 11 h 30 dans la salle polyvalente. Les joueurs et les partenaires seraient ensuite invités à déjeuner au mess et à visiter la
prison.
Merci pour votre générosité les gars, n'oubliez la chance que l'on a de pouvoir jouer au foot!
Mais la réalité fut toute autre. Dès l’entame de match, les belles ambitions léonines s’enlisèrent dans le piège d’un jeu terne et sans rythme produit par les adversaires. Ainsi, le début de la première mi-temps se résumait à peu de choses près à une bataille rangée au milieu de terrain, duquel sortaient parcimonieusement quelques percées plus ou moins dangereuses. Le jeu technique et enlevé des locaux se heurtait à un engagement physique âpre de la part des visiteurs dont les maillots floqués « Texas » n’avaient curieusement rien à voir avec Bicêtre, et encore moins avec le Krémlin. Les spectateurs purent néanmoins apercevoir quelques belles actions emmenées par un Charles en grande forme, et par Quentin et Nico sur les ailes.
A la pause, le score était vierge et les joueurs avaient le masque. Les déconvenues des deux matchs précédents étaient dans tous les esprits. Ils ne connaissaient que trop bien ce mauvais scénario dans lequel des Lions pourtant dominants se voyaient ravir dans les dernières minutes un match qui leur tendait les bras. Comme le disais si justement Tony Vairelles : « Des jours ça rit… des jours ça pleure… » avant de conclure dans un moment de fulgurance intellectuelle par un « c’est le football ! ».
De retour sur la pelouse, les lions montrèrent un tout autre visage et peu après la reprise, sur une touche effectuée côté droit, Florent contrôle le ballon et centre pour Quentin mais trouve finalement Thomas qui dévie involontairement le ballon de l’omoplate droite. Quentin, arrivé à toute vitesse de son aile gauche s’empare de la balle et la propulse dans les filets du gardien adverse.
A mesure que les minutes défilent, les lions poursuivent leur domination tandis que les visiteurs se désorganisent de plus en plus, ces derniers préférant mettre leur énergie au service de réclamations d’arbitrage et de contacts bien peu fairplay plutôt qu’au service du jeu. Ainsi, sur une balle récupérée par le milieu de terrain léonin, Thomas, encore lui, mystifie le portier d’un lob somptueux. 2 à 0. Dans les tribunes, c’est du délire. Les supporters entonnent l’hymne des lions comme un seul homme, les femmes pleurent, les enfants rient.
La suite de la partie est à sens unique. Tout d’abord, sur un centre de Nodé côté droit, Thomas se précipite au premier poteau mais le gardien intervient de façon bien peu académique en roulant avec son flanc sur le ballon. Peu après, Thomas, décidément !, reprend de volée un ballon au 18m, mais sa frappe heurte malheureusement le poteau.
L’assaut continue. Peu après, sur un dégagement de Djino, Florent dévie le cuir pour lui-même avant de le transmettre à Etienne qui déborde sur l’aile droite et centre pour la tête de Quentin qui surgit de nulle part pour redresser la course du ballon dans une position invraisemblable. Pleine lucarne. Un but d’une autre dimension, digne d’un Armand Penverne avec le Stade de Reins en 1952 contre Metz ou d’un Bernard Blanchet, Nantes-Le Havre 1966 pour ne citer que les plus connus.
A la manière de Francis Lalanne à la Foire aux carottes de Lessay en 1996, les bleus marines sont inépuisables, ne laissant à l’équipe du Krémlin d’autre choix que d’exprimer leur frustration par une agressivité qui ne leur rend pas hommage. Etienne en est la plus flagrante victime lorsqu’il est bousculé dans la surface de réparation par un défenseur adverse. La faute flagrante méritait assurément un pénalty. Mais, beau joueur, Etienne ne broncha pas et dans les minutes qui suivirent, il se fit justice lui-même en profitant d’un bon ballon de Quentin lancé à pleine vitesse (est-il nécessaire de le préciser ?) sur le flanc gauche. L’attaquant léonin pris le temps d’ajuster sa frappe dans le petit filet, au grand dam du portier adverse qui regretta sans doute de ne pas être resté chez lui lundi soir.
Le coup de sifflet final ressemblait à une délivrance pour les visiteurs qui concédait une défaite de 4 à 0 contre des lions irrésistibles. Malgré le triomphe, les lions restaient humbles et concentrés à la fin du match préférant s’approprier le la formule de Francis Llacer : « Non, on calcule pas, on prend les matchs un par un, comme ils viennent, après, bon, on verra en fin de saison ». Pourtant, lundi soir, les Lions ont bel et bien balayé toutes les incertitudes. Toutes ? Pas vraiment… Qui est réellement l’auteur de la passe décisive sur le premier but ?
Lions / Ambu FC : 0 à 1
Carlesimo / Lions : 1 à 0
Le déplacement à Lisbonne aura laissé des traces. Le retour dans le froid parisien n’a pas réussi à des Lions peu inspirés et dépourvus de réussite lors des deux dernières journées de
championnat contre AMBU FC la semaine dernière puis contre CARLESIMO ce lundi.
Le match à domicile contre AMBU du 12 octobre perdu 1 à 0 est un véritable hold up car les LIONS auraient dû l’emporter 5 à 0. Après avoir vendangé 5 ou 6 occasions très nettes, les LIONS
peuvent avoir des regrets car les ambulanciers ont ouvert le score en fin de match sur leur seule et unique occasion de la partie à la suite d’une erreur d’inattention de la défense des
Lions.
Une réaction était attendue la semaine suivante contre CARLESIMO mais malheureusement LES LIONS n’en ont pas eu l’envie.
Seuls 12 LIONS étaient présents pour ce déplacement lointain à VILLENEUVE LE ROI. Le coach était finalement absent pour de mystérieuses raisons que votre chroniqueur croit pouvoir imputer à
l’autorité de son épouse…
Dans ces conditions et face à une équipe de CARLESIMO plus ambitieuse, les parisiens ne pouvaient pas espérer faire de miracle. Cependant, les présents se montraient courageux notamment au
milieu où Florent et Guillaume L se montraient brillants une grande partie du match avant de baisser de rythme en seconde période.
Les Lions auraient même pu marquer mais Nico, malchanceux, voyait sa frappe toucher la barre à deux reprises dans la même occasion.
C’est finalement en toute fin de match sur un hors jeu litigieux (non sifflé par l’arbitre local mais signalé par l’arbitre de touche) que CARLESIMO ouvrait le score et emportait la victoire sans
faire preuve de beaucoup de fair play.
Espérons que l’ensemble de l’équipe fera preuve de plus de motivation lors des prochains déplacements hivernaux.